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 .o0) On the Road again. [Heinkel, Akasha, Aslinn, Narciso]

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MessageSujet: .o0) On the Road again. [Heinkel, Akasha, Aslinn, Narciso]   Dim 3 Nov - 4:20


THE MORE, THE MERRIER




Heinkel  |  Akasha  |  Narciso  |  Aslinn
Dulcis Domus.  

Une carte? Sérieux?

Heinkel n'avait rien d'un cartographe, fallait bien l'avouer. Après, il n'irait pas se plaindre, même si ça ne brillait pas et qu'ils ne se paieraient pas une armada avec ça, c'était quand même le butin de l'île, apparemment. D'une certaine façon, c'était une victoire. Personne d'autre ne l'aurait, cette carte. Si ce manuscrit avait effectivement appartenu au Seigneur des Pirates en personne, ils iraient pas à la recherche du One Piece, mais ils auraient peut-être accès à un prix de consolation bien à la hauteur des attentes. À moins qu'il ne s'agisse d'une farce de la part de Roger à des lambins qui iraient se battre pour ses possessions. Ça sonnait comme un truc que le défunt maître des flots aurait pu avoir envie de faire à un moment ou un autre. Mais bref. À eux le trésor, ils n'auraient qu'à y mettre le cap dans un futur proche. Ils détenaient la seule et unique - c'était la seule et unique, pas vrai? - carte vers les richesses concernées, alors c'était pas comme si elles allaient s'envoler quelque part.

Après, fallait avouer que le mode de transport du gus au centre de l'île avait quelque chose de pratique. Quoique légèrement déroutant sur le moment, il fallait bien l'avouer. Un instant on fait la discussion, et le suivant on est en train de fixer l'orée de la jungle depuis le point de départ. Quelques clignements des yeux pour s'assurer du bon fonctionnement des pupilles par principe, et on est repartis. Tournant sur lui-même, le colosse embrasé put constater qu'il avait effectivement été renvoyé directement aux abords de leur navire du moment, lequel avait vraisemblablement été préparé avec application par Narciso une fois que ce dernier avait eu achevé de se refaire une beauté. Sincèrement, ce garçon était bien sympathique, mais il avait vu des divas porter moins d'attention à leur mascara que lui. C'en devenait presque troublant, des fois. Mais bon, il n'était pas là pour porter jugement. Il se l'était juré il y a longtemps ; tous égaux, voilà. Portant un regard sur sa main droite, Heinkel toisa quelques secondes la carte enroulée qu'il tenait dans le creux de sa main. N'empêche, pour les trucs qu'ils avaient du écarter rien que pour ce bout de papier, ce qu'il y avait au bout du chemin allait faire des jaloux, pour sûr. Le colosse entama le pas, parcourant rapidement les quelques mètres qui le menèrent à l'embarcation quasiment prête à reprendre la mer. Et tout le monde semblait être sur le navire. Sauf Akasha. Curieusement, le blondinet semblait faire les cent pas à une vitesse considérable, bottant les galets et atomisant quelques crabes et autres formes de vie innocentes dans ses environs immédiats. Fallait croire qu'il avait mal pris le coup du nettoyage de tous les participants en dehors du vainqueur. Bah, il s'en remettrait. Après tout, ce butin allait compenser l'équipage en entier, quoiqu'il en dise. Fallait se faire une raison un jour ou l'autre. L'important était que ce soit tombé entre leurs mains à eux.

Ayant tôt fait de grimper à bord de leur embarcation, le colosse ne tarda pas à rejoindre Aslinn et Narciso, qui semblaient s'occuper à diverses choses. À savoir, Narciso achevait de préparer le bateau, et Aslinn achevait de se frotter la cheville, assise sur le bastingage. Chacun son truc. Déplaçant un baril de taille réduite, le colosse plaça ce dernier sur le pont, avant de s'asseoir sans dire un mot, et de frapper sa paume sur le dessus du contenant de planches clouées. Et lorsqu'il retira sa main, la carte au trésor, étendue, s'offrait aux yeux de tous.

« Contemplez le trésor d'Opéèl, messieurs dames! »

Ça semblait un peu ridicule en un sens, quand on y pensait. Risquer leurs vies comme ils l'avaient fait - certains n'avaient semblé au courant des enjeux que sur les dernières minutes, pour ne rien cacher - pour se retrouver avec un bout de papier et encore du chemin à faire, ça pouvait sembler une récompense d'hypocrite. Mais Heinkel devait s'avouer satisfait de ce résultat. L'aventure était la chose qu'il souhaitait vivre en constance, alors une chasse au trésor ne pouvait que se ranger habilement au travers de toutes les autres choses qu'il pouvait considérer comme ''dignes d'intérêt''. Pour ainsi dire. Dans tous les cas, une escale de plus ou de moins, c'était bien peu cher payé. Surtout si c'était pour se faire payer aux finales. Parce qu'on causait bien ici d'un trésor, quoi. Ils pourraient se lancer, toute la bande, dans cette folle course vers la richesse.

D'ailleurs, même pour le peu qu'il avait vu de ses capacités et de son caractère apparent, le monarque devait avouer avoir un certain intérêt envers la dénommée Aslinn. Ils avaient beau ne s'être rencontrés que par le croisement fortuit de leurs chemins au travers d'une baston généralisée, la bonne entente avait été de mise assez rapidement pour que ce soit digne de mention. Après tout, quand il s'agissait d'énergumènes de leur genre, y a pas de demi-mesure. Soit ça fuit, soit ça suit. Ainsi pouvait être résumé le tableau de leurs relations interpersonnelles de façon générale. Et puis pour être franc, cet oiseau de foudre avait une classe indéniable. S'il venait avec elle, ça ne faisait que rajouter des points positifs à son topo déjà quand même pas mal. Oui bon, le coup de la maladresse et de la cheville foulée, c'était pas utile, mais y avait pire. Et pis, elle apprendrait à ignorer sa douleur avec le temps, fallait pas croire. Mais en fait, à ce sujet : est-ce que ça s'était amélioré depuis tout à l'heure?

« Et sinon, comment va la cheville? Apte à supporter les voyages? »

Parce qu'elle allait vraisemblablement rester avec eux, pas vrai? Après tout, elle avait été transportée avec eux. Ça voulait dire que même le vieux fêlé au centre de l'île était resté avec l'impression qu'ils étaient dans le même groupe. Ça devait bien être un signe, non? Ils pouvaient sûrement faire un sacré bout de chemin ensemble! Après, Narciso rechignerait sans doute un peu au début. Le jeune aimait pas les femmes de façon générale, les trouvait futiles et vaines. C'était son droit. Mais c'était le droit d'Heinkel aussi en tant que l'un des patrons de décider de la laisser rester. Et toc. Quand à Akasha, il ne viendrait probablement pas poser de problème. Pourquoi? Parce qu'il irait présenter la chose comme le fait d'ajouter une domestique supplémentaire à ''son cortège''. Il démordait pas de son délire à un tel point que depuis le temps, le Roi d'Ibaru avait fini par le connaître par coeur. Il aurait voulu, il pourrait probablement jouer les ventriloques en parfaite synchro pendant que le blond parlait. C'en devenait presque triste, d'en être à ce point. Surtout qu'il avait autre chose à foutre que de mimer Akasha simplement pour le faire chier.

Mais bref. Dans tous les cas, autant attendre la réaction des compagnons sur le ''trésor'' qu'il avait ramené, hein. Au moins, comme ça, on sauterait la période de questions inutiles pendant un bon moment. Et pis il aurait pas eu grand chose à dire, de toutes façons. Le vieux avait fait disparaître les autres. Il lui avait filé la carte en se moquant des perdants, et c'était à peu près ça. Limite si on pouvait pas simplement qualifier ça de caméo pur et dur. Mais ce genre de suppositions n'avaient pas vraiment l'habitude d'intéresser le monarque. Et il ne voyait pas de raison de changer ses habitudes sur ce point maintenant. Après tout, pourquoi changer une formule gagnante?


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MessageSujet: Re: .o0) On the Road again. [Heinkel, Akasha, Aslinn, Narciso]   Lun 4 Nov - 15:57

No time to waste. Let's go.






Sa frustration parut atteindre son point culminant lorsqu'il fit disparaître un crustacé à l'horizon d'un coup de pied porté à vitesse luminique. Loin de l'aider à se détendre, cette activité n'était pas sans accroître encore une animosité qui avait bien du mal à retomber. Et pour cause, celui contre qui son ire était tournée s'en était allé. Sans qu'il ait pu rien faire pour lui faire regretter son outrecuidance. Que l'on ose se jouer de lui, le Roi des Héros, était tout à fait intolérable et la moindre des choses en contrepartie aurait été que l'auteur de cette mauvaise plaisanterie se laisse torturer à petit feu comme il convenait de le faire pour le châtier à hauteur de son crime. Mais cet immonde pourceau avait fui avant qu'il n'ait pu lui mettre la main dessus, le ramenant non seulement à son point de départ mais l'éloignant également du trésor – son trésor – en laissant les rapaces qui le pourchassaient à proximité. Enfin, non.

Pour être plus exact, en laissant UN charognard en particulier à proximité, la couleur ayant été annoncée avant qu'ils ne soient tour à tour évincés. Et l'identité de celui-ci n'était pas sans accentuer encore toute la rage qu'il pouvait dédier à l'homme caché dans le coffre, lequel n'aurait pas assez du monde pour se cacher et échapper à sa fureur vengeresse. Nul ne pouvait espérer lui manquer autant de respect sans un jour finir débité en fines lamelles et servi en apéritif aux requins de la baie la plus proche. Cette vermine puante ne ferait pas exception, à ceci près qu'il le forcerait sans aucun doute à ingérer ses lunettes ridicules avant de mettre un terme à ses souffrances. Mais ce n'étaient pas les idées qui manquaient pour le faire souffrir.

Maintenant qu'il connaissait le chemin, il lui aurait été aisé de le retrouver et de regagner le lieu où cette conclusion inepte les attendait, mais à quoi cela aurait-il servi ? Les jeux étaient faits. N'avoir pas été reconnu vainqueur ne lui faisait ni chaud ni froid – ou plutôt, l'aurait dérangé sur le moment mais pour de toutes autres raisons. Car il n'y avait nulle raison de décider d'un vainqueur, cette « récompense » étant à lui et à personne d'autre, n'ayant pas souvenir d'avoir accordé à qui que ce soit le luxe d'utiliser ses possessions comme gros lot de quelque jeu stupide. Aussi, que non seulement ce porc immonde s'arroge le droit d'en disposer mais en plus le lui arrache des mains au moment où il ne fait que reprendre quelque chose qui lui appartient à lui et à personne d'autre étaient autant de raisons de vouloir le saigner comme il le méritait.

Heinkel aurait encore été foutu de vouloir goûter à ses restes une fois changé en boudin, étant donné sa propension à engloutir sans distinction – ni raffinement, mais Akasha s'était fait une raison – chaque met qui lui était présenté sans s'inquiéter de sa provenance. En tous les cas, il maudissait de tout son être le goret putride et jurait d'un jour le voir ramper à ses pieds avant qu'on ne le fasse rôtir à la broche. Une pointe d'acier acérée le traversant de la gorge au fondement était un sort qui paraissait adapté et aurait en outre le mérite de le voir frire parmi ses congénères porcins. Tant de chemins parcouru pour rien... Et plus il le ressassait, plus cela le mettait en rage. Nul autre que lui n'avait le droit de toucher à sa propriété sans son consentement, et encore moins celui qui avait été considéré comme champion de quelque épreuve imaginaire – le Roi des Héros était loin de considérer ce gorille de pacotille comme un réel obstacle.

Il était venu, s'était fait humilier en bonne et due forme, était reparti. Point. Pas de difficulté quelle qu'elle soit là-dedans, et rien qui sorte de l'ordinaire si ce n'est la laideur de la créature et l'abondance d'inutiles spectateurs dans les parages. Même si le clou du spectacle était ce qui venait de leur arriver, prouvant une bonne fois pour toute que cette île n'accueillait rien d'autre qu'un ramassis de dégénérés plus pathétiques les uns que les autres. Le seul point positif qu'il consentait à lui accorder était la rencontre de la jeune femme qui lui avait atterri dans les bras un peu plus tôt – avec laquelle il en aurait certainement profité pour converser s'il n'avait point été dans un tel état de nerfs. Tenant à paraître sous son meilleur jour au regard des dames et à conserver ses manières de gentilhomme comme l'exigeait son rang – quand bien même il ne rechignait pas à châtier les femmes au même titre que les hommes quand il le fallait – il s'était tenu loin d'elle depuis leur retour forcé à leur port improvisé et à cette embarcation miteuse que le conquérant au rabais osait appeler un navire.

Au moins avait-elle la compagnie de Narciso pour s'occuper à défaut que le Tenryūbito soit en état de s'occuper d'elle comme il se doit. D'ailleurs, puisque chacun avait semble-t-il été renvoyé à son point de départ (quant à savoir comment il faisait pour non seulement connaître l'emplacement mais aussi le sélectionner, mystère) il était étonnant que la jeune femme ait atterri avec eux et non pas là où elle était venue. Allez comprendre. Comme quoi il avait beau se la péter, porcinet, il avait mal calculé son coup. Même pas foutu de faire le boulot correctement jusqu'au bout. Tocard, va. Bien qu'il soit occupé à passer sa colère et pleinement concentré sur cette occupation, Akasha n'en fut pas moins prompt à fondre sur Heinkel pour lui arracher son soi-disant prix des mains sitôt que celui-ci eut à son tour fait son apparition, sans plus se soucier de ce qui avait pu lui arriver. Pas comme si l'autre blaireau risquait de faire du mal à qui que ce soit à part en leur cassant les burnes avec un marteau-piqueur, de toute façon.

Ainsi eut-il tout le loisir d'examiner le fameux lot pour découvrir que ce n'était... Qu'un vulgaire bout de papier. Une carte, pour être exact. Aucun intérêt à ses yeux. Dans la mesure où tous les trésors que ce monde ait jamais porté étaient censés faire partie de sa collection, il ne dépendait que du temps qu'il mettrait à les trouver pour qu'ils la réintègrent. Un document y menant pouvait certes lui faciliter la tâche, mais ne lui était en rien indispensable. Une fois de plus, la sensation d'avoir été flouée prit de l'ampleur, si bien qu'il hésita un bref instant à se débarrasser de ce torchon séance tenante. Au lieu de quoi il se contenta de le lancer en l'air en direction d'Heinkel. Qu'il en fasse ce que bon lui semble, il pouvait aussi bien le transformer en supplément de papier hygiénique que le Roi des Héros n'en aurait que faire. Sachant qu'il était sans doute le plus apte à lire une carte, s'en débarrasser voulait probablement dire qu'elle lui reviendrait entre les mains tôt ou tard, mais son dégoût était tel à cet instant qu'il ne s'en posa même pas la question. Il pesta.

→| Tout ça pour ça... Cette île n'était définitivement pas plus digne de mon intérêt que du temps que nous y avons perdu. Levons l'ancre sans tarder. Mieux vaut quitter cette terre au plus tôt avant que ne me vienne l'envie de l'envoyer elle aussi par le fond.

Pivotant sur ses talons dans une nouvelle série de tintements, il s'apprêta à embarquer sans se retourner. Compte tenu du bilan des dégâts de leur première rencontre, Heinkel devait savoir qu'il ne disait pas cela à la légère et qu'il était préférable de prendre le large avant qu'il ait pu mettre ses menaces à exécution – d'autant que si puissant soit-il, au vu de la superficie de cet endroit, cela prendrait sans doute un certain temps, les retardant d'autant. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle il suggérait lui-même de ne pas s'attarder plus qu'ils ne l'avaient déjà fait en cet endroit qui ne méritait nullement qu'il l'honore de son illustre présence, n'ayant au fond guère envie de lui consacrer plus d'attention. Sa médiocrité ne le valait point. Ce n'est qu'alors qu'il faisait mine de monter à bord que son esprit fit la mise au point du fait qu'Aslinn était de facto encore avec eux, et n'avait semble-t-il pas profité du maigre intervalle séparant l'instant où on les avait forcés à rebrousser chemin par un raccourci d'un genre nouveau et celui où ce fut au tour d'Heinkel de leur être renvoyé comme un colis insatisfaisant acheté hors de prix par correspondance dans l'espoir d'un remboursement.

Comptait-elle donc rester avec eux ? S'il ne s'était pas plaint de sa compagnie tout au long de leur périple, force avait été de constater qu'elle manquait cruellement de débrouillardise et de témérité. N'eut été cet étrange oiseau qui avait volé à son secours au propre comme au figuré à un moment donné du combat, elle ne s'en serait sans doute pas sortie à si bon compte. Pour avoir du lui-même lui venir en aide à un stade du combat, le Roi Doré avait été aux premières loges pour réaliser qu'elle n'était pas à sa place sur un champ de bataille. Pas pour l'heure en tout cas. Si comme Heinkel le suggérait avec la subtilité d'un mammouth laineux qui fait du breakdance dans un magasin de vases Ming elle venait avec eux, elle risquait fort d'avoir du mal à s'adapter et – si quelque crise cardiaque ne l'emportait pas avant – de les ralentir plus qu'autre chose. Même s'il pouvait convenir qu'elle n'avait pas forcément fait étalage de toute sa ressource, qu'elle ne soit pas du même monde – un monde de danger constant – était une évidence. Trop maussade que pour prendre la peine d'être aussi minutieux dans le choix de ses propos qu'à l'accoutumée, c'est avec un naturel troublant qu'il s'adressa à elle, sans détours ni ronds de jambe.

→| Que comptes-tu faire, femme ? Vas-tu risquer ta vie à nos côtés, où repartir te terrer dans les bas fonds de la médiocrité ? Le choix t'appartient, mais choisis vite et bien. Mon temps est précieux et je ne l'ai déjà que trop gaspillé en ces lieux...

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MessageSujet: Re: .o0) On the Road again. [Heinkel, Akasha, Aslinn, Narciso]   Lun 4 Nov - 20:37





Elle cligna plusieurs fois des yeux, se demandant si tout ce qu’elle avait vécu était vraiment arrivé. Puis lorsqu’elle regarda à côté d’elle, l’éclat doré qu’elle aperçut suffit à lui dire que non, c’était bel et bien arrivé. Puis le blond la planta là, partant faire les cent pas et shooter dans de pauvres crabes qui avaient le malheur de passer devant ses pieds. Se disant qu’il ne valait mieux pas déranger Môssieur pendant sa petite crise de nerfs, elle ne fit aucun cas de ce dernier et se tourna vers le bateau qui était amarré non loin. Bon, puisque personne ne semblait encore s’offusquée de sa présence pour le moins étrange, elle décida de leur emprunter leur bastingage pour soigner sa cheville blessée.

Grimpant donc sur le pont elle vit alors le dernier compète de cette étrange compagnie, un certain Narciso si elle avait bien compris ce que Heinkel lui avait expliqué. Ce dernier manquait à l’appel d’ailleurs, sans doute l’énergumène sortit du coffre l’avait-il gardé pour lui expliquer à propos du trésor, ou prendre le thé aller savoir ! Ils pouvaient faire autre chose aussi, mais c’était fort peu probable…ils sortaient couvert au moins ? oO

Wow, wow, wow ! Stop les fantasmes ma fille ! C’était pas le moment pour ça ! Pense plutôt à ta cheville !

Secouant la tête pour chasser les rougeurs qui avaient commencées à colorées ses pommettes, Aslinn commença à masser sa cheville pour chasser la douleur et apaiser son articulation endoloris. Ça aurait été mieux avec une pommade, mais elle n’avait rien sur elle, juste son matos de dessin, d’ailleurs en y pensant, elle jeta un regard au blond qui continuait à passer ses nerfs sur les crabes, l’un d’eux vola d’ailleurs à travers les cieux. Pauvre bête quand même… C’est alors qu’elle remarqua par la même occasion la silhouette reconnaissable d’Heinkel qui revenait vers eux. Ah ben il en avait fini avec l’autre apparemment ! Plus rapide qu’elle ne pensait… Sort ses images de ta tête bordel !!

Secouant à nouveau la tête, elle reprit son massage, allégeant sa douleur de minute en minute. Et puis elle ne savait pas trop quoi faire sur ce bateau –avait-elle seulement bien fait de monter à bord ? Bah elle verrait bien, de toute façon s’ils voulaient qu’elle parte ils sauraient lui dire non ? Aussi attendit-elle patiemment en continuant à soulager sa cheville malmenée, jusqu’à ce qu’Heinkel ne rejoigne le pont du bateau pour leur montrer le fameux trésor : une carte… Et elle avait failli crever pour ça ? Essuyer de peu la crise cardiaque pour un simple bout de papier ? oO Non vraiment elle ne comprendrais jamais l’engouement des hommes pour les trésors fait d’or et de bijoux. Ne voyaient-ils pas que le monde en lui-même était un trésor à lui seul. Elle soupira et haussa les épaules, avant de relever la tête en direction du rouquin et de lui sourire.


-Ouais, une journée de repos et ça ne paraîtra pas plus, lui répondit-elle.

Et elle fut tentée de leur demander s’ils pouvaient l’emmener jusqu’à la prochaine île, avoir un moyen de transport avec du confort ne serait pas de trop, et puis ça reposerait Natsuya. Mais elle n’eut le temps de poser la moindre question, que le dorée –Akasha si elle ne se trompait pas–, s’approcha d’elle pour lui adresser la parole, une première tiens ! Enfin, il aurait quand même put y mettre un minimum les formes non ? oO Pourtant, elle ne s’en offusqua pas vraiment, fronça juste les sourcils en le regardant, réfléchissant. Mais elle ne put répondre de suite que le bruit tonitruant du tonnerre dans le ciel lui fit lever la tête pour apercevoir l’oiseau voler vers eux et commencer à tracer des cercles autour d’eux en piaillant, n’ayant pas la place d’atterrir sans danger sur le bateau.

Se détournant du doré, Aslinn se leva et tendit la main vers le ciel alors que l’oiseau reprenait sa forme de glaive pour tomber directement dans la main de sa maîtresse. La rouquine caressa la lame du pouce pour la remercier silencieusement avant de la ranger. Puis elle se tourna de nouveau vers le blond aux airs supérieurs, plantant ses yeux or dans les siens, croisant les bras avant de lui répondre.


-Déjà pour commencer la femme en question a un nom et c’est Aslinn Klaylith, commença-t-elle.

Elle n’était pas femme à se laisser marcher sur les pieds, Roi ou pas, elle lui parlerait clairement et sans détours, exactement comme il venait de le faire.

-Risquer ma vie ? reprit-elle. Pour quoi ? De vulgaires morceaux de papiers ? De l’or ? Des bijoux ? énuméra-t-elle. Désolé mais ce genre de truc futiles ne m’intéressent pas ! Je préfère la beauté du monde qui m’entoure à celle de vulgaires babioles.

Et cela devait sans doute se voir dans sa tenue, aucune fioritures, et hormis la boucle d’oreille en forme de serpent qui restait des plus simples, aucun autre bijoux n’était visible sur elle, de même que son accoutrement était des plus classique, bien loin des belles robes que les monarques devaient avoir eu l’habitude de côtoyer. Qu’ils les gardent donc leurs trésors ! Elle n’en avait que faire ! Elle se battrait plus facilement pour défendre ses propres valeurs et préserver la beauté d’une fleur que pour s’accaparer quelques pièces d’or.

-Voguer avec des pirates ne m’intéresse pas.

Parce que c’était ce qu’ils étaient non ? Il n’y avait que des gens de cette espèce pour vouloir à ce point récolté des trésors et risquer justement leur vie pour les récupérer. Car il était indéniable qu’ils savaient pour quoi ils se battaient depuis le début, à son instar d’être tombé ici par hasard.

-Néanmoins j’aurais aimé vous demander si je pouvais vous accompagner sur votre bateau jusqu’à la prochaine île, finit-t-elle par demander tout de même. Mais si vous ne voulez pas, c’est pas grave, j’me débrouillerais d’une autre façon…

Après tout elle comprendrait qu’après ce qu’elle venait de dire ils ne veuillent pas d’elle sur leur embarcation. Pour sûr ça aurait été dommage ce Heinkel semblait vraiment sympa, et elle n’aurait l’occasion de capturer le profil du dorée sur son carnet. Mais c’était ainsi qu’allait la vie, on ne pouvait avoir tout ce qu’on voulait, et puis elle pourrait toujours essayer de compter sur ses souvenirs pour les rendre sur papiers.

-Ah au fait, reprit-elle en rougissant un peu, merci pour votre aide, dit-elle en détournant le regard vers la mer.

Elle ne faisait pas seulement référence au moment où le blond l’avait sauvée, mais aussi à la générosité du rouquin à son égard, et puis ce Narciso ne l’avait pas chassé du Navire quand elle était montée. C’était dommage qu’ils soient des pirates, ils semblaient sympa dans l’ensemble –et elle était persuadée qu’Akasha aussi avait un fond sympa, il fallait juste réussit à le trouver. Naviguer avec eux aurait pu être agréable, et à leur côté elle ne doutait pas de pouvoir devenir plus forte.


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MessageSujet: Re: .o0) On the Road again. [Heinkel, Akasha, Aslinn, Narciso]   Mar 5 Nov - 17:48

Fabuleux. Véritablement fabuleux. Maintenant qu'il avait pu retourner sur le navire, qu'il avait eu l'occasion de se recoiffer, attachant de nouvelles barrettes dans son élégante coupe au carré, et qu'il avait remplacé sa tenue déchirée par quelque chose de plus habillé, il se sentait à nouveau lui-même. Depuis l'histoire avec Makkura, le jeune Révolutionnaire faisait beaucoup plus attention à lui, particulièrement parce qu'il naviguait au côté de deux Souverains, et qu'il se devait d'être impeccables, histoire de pas dépareiller. Se penchant vers son miroir, il se tapota les joues, arracha un poil disgracieux en grimaçant, puis passa à nouveau ses mains sur son visage : une vraie peau de bébé. Un charisme à tomber à la renverse. Bon, il s'agissait désormais de préparer le navire. Si le jeune homme avait préféré reculer (ce gorille géant, et les insectes de cette île, aussi, c'était beaucoup trop pour lui) en revanche Akasha et Heinkel avaient continué d'avancer, accompagnés par la femme à l'oiseau. Plus intéressantes que les autres de sa caste, celle-là. Dommage que le natif de West Blue n'ait pas eu l'occasion de plus discuter avec elle. Mais bon, le travail l'attendait.

[***]

Il était occupé à faire briller le bastingage lorsqu'avec un léger chuintement, apparurent sur la plage le Roi doré, visiblement très en colère, et la jeune femme de tout à l'heure. Il faudrait qu'on lui explique, là. Parce qu'il ne lui semblait pas que l'homme en armure d'or puisse se téléporter. Peut-être la demoiselle ? Bref, il leur adressa un signe de la main, qui fut superbement ignoré par le monarque. La jeune femme, elle, semblait peiner à avancer, boitant légèrement. Oh oh, voilà qui aurait pu inspirer quelques idées saugrenues au fabuleux Révolutionnaire si Akasha n'avait pas été si imbuvable avec tout le monde. Mais non, le problème venait de sa cheville. Aussi, en parfait gentleman, Narciso invita la demoiselle à grimper sur le navire, histoire qu'elle puisse reposer son articulation endolorie. Il lui adressa un petit sourire, puis retourna à sa tâche, car là où Narciso passe, la crasse trépasse. Pas question que l'embarcation qu'il emprunte ne soit salie par une quelconque bactérie : c'était mauvais pour son teint.

Ah bah tiens, voilà qu' Heinkel revenait à son tour, apparaissant au milieu de nul part. Soit. Il y avait de toute façon des trucs qui ne tournaient pas rond sur cette île. Un endroit avec des moustiques de la taille de la pogne du Roi Conquérant ne peut PAS être un endroit normal. Bref, le colosse ambré tenait quelque chose qui attira l'attention de notre héros : c'était le trésor ? Alors le monarque l'avait eu ? Il avait réussi à triompher de tous ses concurrents ? Une bouffée de fierté gonfla la poitrine du Sticky Fingers : certes, il n'avait pas fait grand chose, mais il choisissait bien ses alliés. Et ça, ça n'a pas de prix ! Le vainqueur de toute cette affaire présenta sa récompense comme une carte, aussitôt arrachée puis dédaignée par Akasha, et la lumière se fit dans l'esprit de l' Anasui : Heinkel avait dû être choisi en exclusivité par le trésor. Ce qui foutait une rogne pas possible au Logia du groupe, qui était jaloux comme pas deux et persuadé que tout en ce monde lui revenait de droit. Mais deux choses lui échappaient : d'abord la carte au trésor, évidemment, puis le trône du plus Fabuleux de l'univers. Celui-ci revenait à Narciso, qui passa la main dans ses cheveux, réfléchissant : à quoi pouvait donc bien mener cette fameuse carte ?

Pendant ce temps, l'attention semblait s'être centrée sur la jeune femme. Heinkel, comme à son habitude franc du collier et pas discret pour deux sous, l'invitait à mots couverts (mais couverts par du papier calque, hein.) à se joindre à la charmante compagnie que composait le trio Révolutionnaire. Akasha, lui, y alla avec sa verve et sa fougue habituelle (comprenez : en parlant à la jeune femme comme si elle n'était qu'un chewing-gum collé sous la semelle de ses grèves.) Changeant son oiseau en glaive, comme un Paukémone rentrant dans sa Paukébeaule, la demoiselle prit la mouche et commença à tenir tête au Souverain. Aslinn, qu'elle s'appelait. Joli nom. Ça ressemblait un peu à Anasui, pas étonnant que la femme soit parvenue à se faire apprécier du jeune homme. Seulement, il y avait une chose qu'elle n'avait pas compris : elle pensait se trouver avec des pirates. Ah, ces femmes alors.. Chassez le naturel, il revient au galop. Cela dit, elle avait quand même le culot de leur demander de faire le taxi même après les avoir insulté. Narciso pouffa. Sacrée bonne femme, elle animerait sûrement bien les soirées sur ce navire. Lançant un regard à Heinkel puis à Akasha, Narciso rajusta son col puis prit la parole à l'adresse d' Aslinn:


- Tu fais erreur, très chère. Tu te trouves en présence d' Akasha Skandha, Roi des Héros, Souverain de tous les êtres foulant cette planète et maître de tous les objets issus de cette terre, et d' Heinkel Cain Leonhart, Monarque d' Ibaru et Roi des Conquérants. Quand à ton serviteur, il se trouve être Narciso Anasui, fabuleux Chevalier et bras droit des deux Majestés précédemment citées. Et nous sommes loin d'être des pirates : nous combattons l'injustice pour délivrer ce monde de la chape de l’oppression. Des guerriers de la libération, voilà ce que nous sommes.

C'était beau, pour un discours improvisé. Mais bon, il n'appréciait pas qu'on le compare à ces rustres de pirates. Aucune classe, aucune distinction dans leurs actes, juste de stupides vermines assoiffées de richesses et de sang. Enfin, il y en avait peut-être certains qui sortaient du lot et avaient des idéaux plus nobles (comme un certain Gouki, dont Narciso avait eu l'occasion de voir l'avis de recherche lors d'une escale), mais la grosse majorité n'était qu'un tas de cancrelats putrides. Oh, il devenait fort pour le sentiment de supériorité depuis qu'il côtoyait Akasha. Il faudrait qu'il fasse attention à ça. Enfin bon, pour la théâtralité, il prit une pose fabuleuse (mains jointes et posées au centre de sa poitrine) et observa Aslinn : alors ma petite, qu'est-ce que tu en dis de ça?
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MessageSujet: Re: .o0) On the Road again. [Heinkel, Akasha, Aslinn, Narciso]   Mar 5 Nov - 22:15


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Heinkel  |  Akasha  |  Narciso  |  Aslinn
Dulcis Domus.  

Comme prévu, les réactions n'avaient pas tardé à se faire sentir. Surtout du côté d'Akasha, qui était passé en un temps record de l'état d'intéressé possessif au plus dédaigneux des perdants. Parce que c'était bien clairement ce qui passait encore mal : il avait perdu. Ça faisait chier quand on le dit comme ça, hein? Après, il était sans doute allé se réfugier intérieurement derrière son habituelle logique à deux ronds. Le monde est à lui, le reste est futile et non avenu, et blablabla. La chanson qu'il chantait tous les jours de chaque semaine, de chaque mois. Et vraisemblablement, il était pas près de changer. Que soit bénie la raison qui avait doté Heinkel d'une patience de maître shintoïste en ce qui concernait son prétentieux homologue royal. Mais après, fallait bien avouer que ça excusait une partie du comportement de gamin gâté, le sang bleu. Après tout, quand on a officiellement le droit reconnu au fait de gouverner, c'est plus de l'arrogance que de clamer ses droits, mais bien un appel à la légitimité. Quoiqu'il en soit, le blond restait visiblement encore courroucé de s'être fait avoir avec une telle aisance. Il garderait sans doute sa mauvaise humeur pendant quelques jours, en espérant qu'elle donnerait l'impression au colosse roux d'être châtié. Châtié pour un crime qu'il n'avait pas commis. Allez comprendre. Ainsi, la carte fut jetée avec négligence des mains gantées de métal du jeune arrogant, pour rapidement retrouver le chemin de celle du Roi des Conquérants. Lequel la déposa pour la deuxième fois sur le petit baril qui faisait office de chevalet de fortune pour le document.

Par la suite, les propos semblèrent s'enflammer rapidement, pour ne citer que l'évidence même. Akasha, fort de son caractère bafoué, avait ajouté sa propre offre à la jeune fille blessée, usant d'un ton digne du plus rustre des bâtards. Faudrait réellement qu'il apprenne à contrôler ses nerfs, le gosse. Néanmoins, la phrase du Roi des Héros ne resta pas sans réponse, alors que la jeune Aslinn - elle venait de confirmer qu'il s'agissait bien de son nom - y répliqua avec une répartie cinglante qui ne manqua pas de provoquer un bref éclat de rire chez le colosse ambré. Quiconque pouvait avoir les trippes de répondre à Akasha avec ce genre d'aplomb ne pouvait que se ranger dans les bonnes pensées du souverain. Ça, c'était définitif. Ouais, il l'aimait bien, la petite. Elle démontrait du caractère, malgré sa corpulence de jouvencelle. Et ce, même si la plus grande part de ses paroles dans la minute suivante ne furent que pour démontrer qu'elle s'était fait un avis bien biaisé sur le trio de révolutionnaires, depuis leur rencontre dans la jungle. Quoi, est-ce qu'ils avaient l'air de pirates? Réellement? Il allait falloir rectifier le tir rapidement, si tel était le cas.

Et avant même que la montagne rougeoyante ne put se mettre à cette tâche bien particulière, ce fut Narciso, en bon orateur inspiré, qui se chargea de faire la lumière sur les doutes de la jeune Aslinn. Eh bah tiens, voyez-vous ça. S'il avait commencé avec un peu de mal à faire dans la théâtralité, le garçon s'améliorait de jour en jour! Titres, éloges et compagnie, il venait de lui mettre la totale, à cette jeune fille effrontée. Pas que le fait d'être effrontée - on le dit encore une fois - soit une mauvaise chose d'aucune façon aux yeux d'Heinkel, mais bon. Autant se fier aux bases de la société une fois de temps à autres. Et une fois que le fabuleux jeune homme eut terminé son oraison à leur encontre, achevant ainsi une présentation digne des monarques qu'ils étaient, Heinkel prit la parole à son tour.

« Chacun peut combattre pour ses propres ambitions. Cependant, ce n'est que rarement la solution qui amène un réel changement sur le monde. Une justice délivrée pour tous, voilà ce qui différencie les pirates d'individus comme nous. Qu'ils parcourent le monde en quête de liberté, de carnage ou de richesses. Ils seront riches et célèbres pour leur avarice et leur égoïsme. »

En terminant sa phrase, le souverain d'Ibaru s'était remis sur ses jambes, reprenant la carte pour la rouler et la garder au creux de sa main. Quelques pas, et le guerrier se retrouvait devant le bastingage opposé, fixant l'horizon d'un oeil avisé. Le monde ne demandait que cette justice dont il parlait. Il le savait depuis longtemps maintenant. La Marine et le Gouvernement ne pouvaient pas accomplir cette tâche, peu importe le nombre de soldats qu'ils iraient sacrifier à la tâche. Un seul grand organisme pour gérer des dizaines de nations, ça ne répand pas la justice, ça ne fait que propager la corruption à l'échelle du monde. Or, ce genre de concept était toujours quelque peu ardu à expliquer fidèlement aux sceptiques et aux incertains. Déjà, il fallait espérer que la jeune Aslinn aurait l'esprit ouvert : ne comprenait pas les enjeux d'une croisade justicière qui le voulait à tous les coups. Mais ceux et celles qui se laissaient atteindre par la lumière de l'horizon n'en ressortissaient jamais qu'infiniment grandis. Aslinn, pour une raison pour une autre, semblait avoir été mise sur leur chemin. Ça lui suffisait. Le colosse se retourna au bout d'un moment, fixant un regard solennel vers la jeune femme.

« Ce qui t'es offert ici n'est pas une escapade de piraterie pour les richesses et la liberté, Aslinn Klaylith. Ou du moins, pas la nôtre. Ce monde est ravagé par une justice factice et une loi corrompue. Si certains membres de la Marine tentent de corriger le tir, ils n'y arriveront jamais malgré tous leurs efforts. Il nous revient de faire changer les choses! Joins-toi à cette croisade, et tu seras pourchassée! Ta tête sera mise à prix! Les forces qui régissent le monde n'auront de cesse de te retirer du monde, comme nous tous. Nous allons en guerre contre les pouvoirs qui dominent les océans, pour que nos noms éclatent à la face du monde connu tel un phare qui fend l'obscurité! Le monde aura sa justice. Par nos mains et nos initiatives. Il ne revient qu'à toi de décider, Aslinn. Décider si tu souhaites inscrire ton nom dans l'histoire, ou laisser les écrits recouvrir ton existence comme celle de tant d'autres. Car cette entreprise est déjà en marche. »

C'était long comme discours, mais faudrait faire avec. Il voulait faire une impression durable. Ça, et aussi compenser le fait qu'Akasha irait sans aucun doute foutre la merde en riant de ce qu'il disait. Mieux vaut prévenir que guérir, qu'y disaient. C'était ce qu'il avait fait. Sans compter qu'il croyait fermement à tout ce qu'il venait de dire. C'était pas des blagues, ce truc de se lancer contre le monde. Ils étaient là pour ça. La majorité des gens commencent au bas de l'échelle, et évoluent quand leurs moyens augmentent. Quand leurs forces augmentent. Lui, il avait eu sa ligne de mire fixée sur le sommet du monde dès le jour où ses pas l'avaient mené dans les traces de la révolution. Il n'avait pas de temps à perdre avec les petits joueurs et les complots médiocres. Il était un homme d'action, dirigé par un instinct que rien ni personne ne pourrait jamais égaler. Il était là pour changer le monde. Et comme pour lui donner raison, ces derniers évènements lui avaient fourni de quoi faire avancer la cause. Levant le poing, un sourire en coin aux lèvres, Heinkel laissa tous ceux présents devant lui observer un moment la carte qui s'y trouvait, soigneusement roulée.

« Et le destin nous offre déjà son aide. »

Car les trésors et richesses au bout de cette carte iraient faire office de ressources pour faire de ce possible quatuor le début d'un mouvement comme on en aurait jamais jamais vu auparavant. Si la révolution croyait qu'elle avait provoqué des changements dans le monde, elle n'aurait bientôt qu'à aller se rhabiller dans la honte. Ils ne s'arrêteraient pour rien ni personne. Ils ne laisseraient aucune forme d'injustice sans représailles. Étincelants et fiers, ils se dresseraient tels les fiers guerriers de libération qu'ils étaient. Que leurs ennemis se préparent.

Pour la Justice! Pour la Conquête!


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MessageSujet: Re: .o0) On the Road again. [Heinkel, Akasha, Aslinn, Narciso]   Lun 11 Nov - 14:06

No time to waste. Let's go.






Qu'Heinkel fasse donc bien ce qu'il voulait de ce maudit bout de papier. Le Roi des Héros ne voulait plus en entendre parler, pas plus que de cette île. Si opiniâtre que soit naturellement le soi-disant conquérant, il aurait pu s'étonner que celui-ci ne daigne s'offusquer d'avoir vu ses projets entravés par cette escale impromptue. S'il prônait l'aventure sur le chemin, le Roi Doré persistait à dire et à penser que ce qu'ils avaient vécu ici n'en était pas une – tout au plus un impondérable, et encore. Le bilan de cette journée ne valait clairement pas plus le temps que l'énergie qu'il y avait investi et à posteriori, il aurait volontiers évité de venir s'égarer jusqu'ici, ayant bien mieux à faire de son auguste personne. Mais il en fallait de toute évidence bien peu pour contenter ce singe pas si savant, aussi demeurerait-il seul à fulminer contre ce pitoyable dénouement. Inutile de s'y attarder, ce serait faire trop d'honneur à la fois à cet endroit et à ce qu'ils y avaient vécu.

Même une fois que le récit de leurs exploits aurait fait couler de l'encre en suffisance pour figurer dans les livres d'histoire, Akasha veillerait à ce que ce passage ne soit pas mentionné tant il n'en voyait pas l'intérêt. Il avait un trône à reconquérir, des droits à faire valoir. Une place l'attendait au sommet du monde. Il n'avait pas de temps à perdre avec ces sottises. Pas plus qu'il n'en avait à consacrer à entendre la jeune femme se fourvoyer du tout au tout sur leur condition réelle. Lui, un vulgaire flibustier ? L'éclat de son regard de rubis parut redoubler d'intensité alors qu'il le braquait sur elle, plus perçant que jamais quel que soit le flegme peint sur sa face. Voilà qui devrait suffire à faire passer le message. Ce qui ne l'empêcha cependant pas de désserrer les lèvres, faisant halte devant elle le temps de la gratifier d'un de ces laïus dont il avait le secret.

→| Ce monde que tu trouves si beau est le mien. C'est par pure bonté que je vous permets d'y vivre. C'est par pur caprice que je pourrais vous l'interdire. Aussi, mesure tes paroles, si tu ne veux pas que je reconsidère la question... Femme.

Qu'elle s'en offense autant qu'elle le voudrait, ce n'était certainement pas ce qui le pousserait à changer d'avis sur l'appellation à employer. Nommer ses vis-à-vis par leur titre était sa façon de procéder depuis toujours, ce n'était pas maintenant qu'il allait en changer - et encore moins pour ses beaux yeux. Or, force était de constater qu'il n'y avait pas ici de noblesse à mettre en valeur, nul rang fameux à souligner. Ainsi devrait-elle se contenter du peu qu'il voudrait bien lui donner – c'est à dire pas grand chose. Il n'était pas facile de gagner son respect et son estime encore moins, et elle n'avait pour l'heure pas fait grand chose qui mérite l'un ou l'autre, quand bien même il la traitait déjà mieux qu'un individu lambda – qu'elle s'en rende compte ou pas. Outre le fait qu'elle lui doive respect et obéissance comme tout être de ce monde, qu'il veuille ou non en tirer parti, elle oubliait bien vite ce qu'elle lui devait – à savoir le fait que sans son concours, elle aurait sans doute bien plus de raisons de se plaindre qu'une simple cheville foulée.

L'ingratitude de ses sujets le désappointait de plus en plus, et dans l'instant ne le convainquait que davantage de se retirer pour prendre un repos bien mérité – se reposer d'eux qui l'épuisaient tant et plus sans jamais s'arrêter. S'il prolongea sa présence parmi eux, ce ne fut que pour prêter l'oreille au discours de Narciso. En voilà au moins un qui lui manifestait la déférence qui lui était due, en plus d'avoir retenu l'indication qu'il lui avait donné lors de leur première rencontre de toujours le mentionner en premier. Sans doute la pluie lumineuse qu'il avait fait s'abattre sur le dictateur local à l'époque avait-elle fait assez forte impression que pour graver définitivement dans l'esprit du jeune homme cette recommandation. C'était il n'y a pas si longtemps, et pourtant cet épisode lui semblait déjà si loin... Ce n'était pas en traînant du pied comme ils l'avaient fait jusque là que le Tenryūbito récupérerait la place qui était la sienne. L'heure était venue de presser le pas. Et obnubilé comme il l'était par cette pensée, la tirade d'Heinkel ne suscita chez lui nulle remarque désobligeante, chose suffisamment rare que pour être mentionnée.

→| Il est vrai que ce monde ne tourne pas comme je le voudrais. Je l'ai laissé beaucoup trop longtemps aux mains de ces incapables. C'est pourquoi je me suis mis en route. Pour aller leur rappeler que mon verbe est leur ordre. Pour les remettre dans le droit chemin que j'ai décidé pour eux. Pour leur rappeler ce qu'il en coûte de me défier s'il le faut. Car c'est à moi et à moi seul qu'il appartient de changer les choses.

C'était bien la première fois que le Dragon Céleste manifestait son accord à ce qu'Heinkel avait à dire, de manière aussi détournée que ce soit, sur un sujet de cette importance. Le moyen d'y arriver n'avait au final pas grande importance, tant que leur plan était mis à exécution et qu'il ne restait rien de cet équilibre perturbé et de cette force d'autorité pourrie jusqu'en ses racines. Oui, cela faisait bien trop de temps qu'il avait laissé cette planète entre les griffes de ces hommes corrompus et dégénérés qui prétendaient y maintenir un ordre déviant. Tout cela ne lui convenait pas et il entendait bien le leur faire savoir, quitte à ce que ce soit en balayant du revers de la main toutes les vilenies qu'ils avaient pu oser construire en son domaine royal. Le seul à pouvoir édicter quelque loi que ce fut n'était nul autre que lui, et ils semblaient l'avoir oublié. Ainsi, partout où le soleil se lève à l'est et se couche à l'ouest, partout où le vent souffle et partout où la parole porte, sa volonté serait faite.

Car c'est ainsi que les choses doivent être depuis l'aube des temps, depuis le matin du monde.

Son regard qui jusque là était resté dans le vague alors qu'il fulminait intérieurement contre les hautes instances qui usurpaient un droit qu'ils n'avaient pas sur son territoire, à lui et à lui seul, se reposa sur Aslinn avant qu'il ne s'en détourne. Ses pas l'amenèrent bien vite à bord de l'embarcation de fortune qui était la leur, et qu'il n'avait pas grand enthousiasme à retrouver. Quand donc aurait-il enfin la joie de voyager sur un navire à sa mesure ? Un soupir aurait eu tôt fait de passer ses lèvres s'il n'avait été si prompt à se tourner vers l'horizon qui l'attendait. Il était futile de déchaîner son courroux sur de pareils détails. Ils n'en valaient pas la peine. Et tout ce qui comptait était que son règne atteigne au plus vite son point culminant et soit connu de tous, tous ceux qui baignaient dans l'obscurantisme forcené que ce gouvernement toxique leur avait imposé.

Serait-elle du voyage ? Cela ne dépendait que d'elle. Quel que soit le choix qu'elle ferait, elle faisait déjà partie intégrante de son peuple, de même que chaque être vivant à avoir un jour foulé cette terre. La seule chose sur laquelle elle avait son mot à dire était de savoir si elle se distinguerait de la masse plébéienne en devenant officiellement l'un de ses serviteurs, à l'instar des deux autres l'accompagnant déjà dans sa quête de vérité et de reconnaissance. Et puis, à la vérité, une touche féminine à bord ne serait pas de refus. Sans que cela ne le gêne plus qu'il le faut, Akasha aimait autant que son entourage soit diversifié et n'être entouré que par deux hommes n'y contribuait que très modérément – sans parler des doutes qu'il pouvait nourrir au sujet des préférences de Narciso. S'il lui jetterait volontiers Heinkel en pâture, il préférait pour sa part une compagnie plus voluptueuse.

Que le voyage reprenne donc. La route était encore longue.

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MessageSujet: Re: .o0) On the Road again. [Heinkel, Akasha, Aslinn, Narciso]   Mar 12 Nov - 21:35





Ah autant pour elle, ils ne semblaient pas être des pirates finalement, ce qui l’arrangeait au final, être perçus comme l’alliée de pirates n’était pas vraiment ce qu’elle souhaitait. Restait à savoir si c’était mieux d’être vue comme faisant partie d‘un équipage de révolutionnaires… Pour le peu qu’elle en savait, ils n’étaient pas forcément mieux apprécier dans le monde. Elle écouta avec attention le discours d’Heinkel –celui d’Akasha étant rentré par une oreille et ressortit par l’autre–, mais ce n’est pas pour autant qu’elle fut amplement convaincu. Oh, il savait parler c’était sûr, il avait ce charisme qui était propre aux chefs, e genre qui d’une seule parole, d’un seul mot savait soulever les cœurs pour les rassembler dans son sillage.

Se détournant un instant de tout ce beau monde, elle revint s’accouder sur le bastingage, posant à son tour ses yeux sur l’horizon, comme si toutes les réponses semblaient se trouver là, au bout de cette ligne qui rassemblait ciel et mer. Elle tourna légèrement la tête vers le blond lorsqu’il s’adressa de nouveau à elle, écoutant cette fois son petit speech, souriant de façon amusée, ce mec avait l’air d’être un cas à lui seul, et elle ne pouvait nier que quelque part il l’intéressait ! Mais ce n’était pas la question du moment, et il n’y en avait pas tellement de questions du moment, car c’était plutôt tout un tas de questions qui se bousculaient dans sa petite tête.

Soupirant, elle se retourna de nouveau pour vers face à cet équipage pour le moins atypique, appuyant cette fois ses fesses sur le bastingage. Elle planta alors ses yeux dans ceux du roux. Elle ne doutait pas de ce qu’il venait de dire, ces hommes possédaient en eux cette énergie propre aux grands noms de l’histoire, ils changeraient le monde à leur guise, ils en avaient le pouvoir et la force. Mais elle ? Etait-elle seulement pourvue de la même volonté, de la même énergie ? Elle n’en savait rien, et pour tout avouer tout ça lui faisait un peu peur : quitter la vie tranquille qu’elle avait vécu jusqu’à présent pour se lancer dans…ça ? Elle ne savait même pas si elle en était vraiment capable…

Non…en fait ça avait déjà commencé, qu’elle le veuille ou non, sa vie avait déjà commencée à changer, à prendre un autre tournant. Le déclic c’était fait lorsqu’elle avait rencontré Natsuya –et un doigt s’égara le long de la lame de façon nostalgique. Et ce qu’il venait de se passer sur l‘île en était une preuve flagrante : en quittant son île et son nid douillet, elle avait déjà renoncée à une petite vie tranquille. Et puis merde ! Depuis quand était-elle devenue aussi peureuse hein ? Elle était une guerrière, une Draha que diable ! Comment pourrait-elle rentrer la tête haute si elle fuyait devant le moindre obstacle ? Et la promesse qu’elle avait fait ? Elle se devait de la tenir ! Et pour cela il lui fallait devenir plus forte !

De là à voguer avec eux ? Peut-être…ou peut-être pas. Trop de zones d’ombres persistaient dans son esprit. Sans doute que son jeune âge n’était pas pour aider dans cette entreprise.


-Pourquoi…, commença-t-elle doucement, se battre pour des inconnus ? demanda-t-elle finalement. Pour des gens qui ignorent jusqu’à notre existence même, et qui au final n’en ont que faire ? Qui sont-ils pour que je mette en péril ma vie pour eux ? Alors qu’ils ne sont même pas capables de se battre par eux-mêmes ? S’ils sont tant mécontents, pourquoi ne se soulèvent-ils pas ? enchaîna-t-elle.

Et elle fit une courte pause, durant laquelle elle ferma les yeux, avant de rapidement les rouvrir pour les poser cette fois sur le Roi Doré.

-Quelles preuves avez-vous que ce monde est aussi corrompu ? questionna-t-elle à nouveau. Pourquoi vous battez-vous pour changer le monde ? Pour les autres ? Pour vous ? Ou est-ce un simple caprice ?

Et il y avait peut-être eut un peu plus de hargne sur la fin, mais elle disparue bien vite, alors que la rouquine fermait de nouveau les yeux pour poser son regard cette fois sur le ciel bleu au-dessus de leur tête, pensive cette fois.

-Quelle satisfaction acquiert-on d’une vie de combats pour les autres ? reprit-elle doucement, presque dans un murmure. Quelle gloire pour celui qui est tombé au service de ceux qui le méprisent ? Quel honneur possède un nom dans la page d’un livre ? Quelle vie pour les parias de la société ?

Un nouveau soupire, et elle reposa ses yeux sur Heinkel. Ce n’était pas une décision facile à prendre. En soit elle était jeune, elle avait encore la vie devant elle et tant de choses à découvrir et à voir. Au final, elle ne savait pas grand-chose du monde qui l’entourait, il lui restait beaucoup à apprendre. En suivant ces trois hommes, saurait-elle trouver ce qui lui faisait défaut ? Ma foi, elle avait bien un compromis en tête…

-Mais soit, ce ne sont pas le genre de questions auxquelles on peut répondre nonchalamment autour d’une tasse je suppose, dit-elle finalement. Certaines réponses nous sont propres, n’est-ce pas ? Aussi je ne pourrais vous donnez ma réponse avec certitudes tant que mes doutes persisteront, expliqua-t-elle. Voici ce que je propose donc…

Aslinn se releva alors, un sourire déjà plus serein sur ses lèvres, mais un sourire qui était également plus déterminé. Attrapant souplement son glaive, elle le fit tournoyer un instant dans sa main avant de diriger la pointe vers la stature imposante du Roi des Conquérants.

-Je vous accompagnerais. Je verrais de mes propres yeux, ce monde dont vous parlez. J’entendrais vos arguments et verrais bien si la plainte des cœurs opprimés parvient jusqu’à mes oreilles. Et alors, seulement alors, je jugerais si je mets ma vie et mon épée à votre service. Convainquez moi, et je vous suivrais jusqu’à mon dernier souffle mes Rois.

C’était dit, à eux de voir s’ils étaient d’accord avec ses conditions, sans quoi elle n’aurait plus qu’à voler loin d’ici. A l’heure actuelle c’était la meilleure façon qu’elle voyait de procéder : juger par elle-même si cela en valait vraiment la peine. Il y avait cependant une toute petite chose à revoir, mais vraiment infime… Son sourire se fit alors plus amusé.

-Au fait, reprit-elle cette fois à l‘adresse d’Akasha, si vous avez du mal à retenir mon nom, c’est pas grave, lui dit-elle. Vous pouvez toujours m’appeler "ma colombe", se s’ra plus simple à retenir.

Ouh oui, elle allait se faire un plaisir de le titiller à petite dose et de jouer avec ses limites. Jusqu’où tiendrait-il ?Telle était la question ~

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MessageSujet: Re: .o0) On the Road again. [Heinkel, Akasha, Aslinn, Narciso]   Jeu 14 Nov - 20:30

Ah, il était vraiment bien tombé, notre Narciso. Entre Heinkel et ses sacrés longs discours, Akasha et son caractère à coucher dehors (dommage, au demeurant, s'il avait été un peu plus avenant il aurait sûrement pu être d'excellente compagnie), il avait de quoi faire, niveau modèle. S'il manquait un peu d'étoffe pour être fabuleux lorsqu'il avait quitté son île, il en apprenait chaque jour plus, et dans un petit moment personne ne pourrait contester la place qui lui était due. Oh, voilà qu'il pensait comme Akasha. Bref. Comme d'habitude, écouter le Roi des Conquérants avait inspiré le Sticky Fingers. Et écouter le Roi Doré l'avait rassuré sur le caractère hautain qu'il se trouvait, ces derniers temps: il avait encore du chemin à faire. Ah, si la bonne femme trouvait quelque chose à répondre à ça, c'est qu'elle était vraiment chiante. Mais c'est dans la nature des femmes que d'être chiante. Et même si Aslinn avait éveillé l'intérêt de Narciso en se montrant brave contre le gorille géant (contre qui il avait été presque inutile), ce n'est pas pour autant que ça lui accordait des passe-droits. Non mais.

Et pourtant elle trouva à redire. Mais ses arguments avaient du sens, ma foi. C'est vrai, que, quand on y pensait... Bon, en l'occurrence, si le fabuleux jeune homme avait pris la mer, c'était les yeux pleins d'un rêve: devenir plus fort, pour pouvoir libérer son île de la poigne qui l'enserrait. Mais Heinkel ou Akasha... Si l'objectif du blond était clair, à savoir montrer au monde qu'il était le seul patron légitime et reprendre tout ce qui lui appartenait, celui du colosse aux cheveux de feu était plus... abstrait. Il voyageait pour la découverte, mais pas que, et c'est pourquoi la demoiselle avait pu le prendre pour un pirate. En effet, en général on a tendance à ranger du côté des flibustiers ceux qui voyagent pour découvrir le monde. Mais le titan avait quelque chose de plus. Ce côté royal, peut-être. En tous cas, on avait envie de le suivre en le voyant. Et pareil pour Akasha, malgré son caractère qui énerverait le plus doux des moines. Oui, c'est pour ça qu'il n'y a pas si longtemps, notre héros s'était agenouillé devant eux, quémandant le droit d'être le chevalier de ces deux Souverains (et pas pour leur faire une gâterie, je vous vois venir avec vos vilenies sur l'ambiguïté de l' Anasui!)

En tous cas, la femme avait décidé de les suivre, pour voir la suite. En voilà une de plus dans leur petite armée, donc. Le fabuleux jeune homme espérait qu'elle n'était pas trop dérangeante au niveau de la salle de bain. Parce qu'être fabuleux, justement, ça demandait des efforts de tous les instants, et l'espace réservé aux ablutions était un peu exigu sur ce fichu navire de pauvre. Il avait hâte d'avoir un vaisseau à la hauteur de leurs ambitions. Avec un dressing gigantesque et une salle de bain privative. A ce moment-là il pourrait faire honneur au monde en étant aussi beau qu'il se devait de l'être. C'était peut-être l'une des prochaines étapes du plan du duo de monarques que d'acquérir un vaisseau correct. Narciso aiderait de son mieux pour ça! Mais il réclamerait qu'on vole un navire avec des salles d'eaux privatives. Trêve de rêveries. Ça allait être l'heure de partir. Posé contre le bastingage de l'embarcation de fortune, le jeune homme observa un moment la dense forêt d' Opéël, qui ne s'était pas révélée très accueillante.

Comment tout ça s'était-il fini, au fait? Une bataille épique durant laquelle ses trois alliés avaient triomphé de toute l'opposition présente? Une énigme à laquelle seul Heinkel avait su répondre? Bah, peu importe. C'était fini, et bien fini. On ne change pas son passé. Maintenant, ses yeux devaient se poser sur son prochain objectif. Qui était...


- Et au fait, où on va maintenant?

Bah oui, parce que c'est bien beau de sauver le monde, mais il faut savoir où on commence.

[Désolé, c'est court.]
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