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 ' Rencontre enflammée à Fury Road !! ' [pv Icare Apollonius]

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Klaus Hawks
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MessageSujet: ' Rencontre enflammée à Fury Road !! ' [pv Icare Apollonius]   Jeu 1 Sep - 23:27

Rencontre enflammée à Fury Road !




Fury Road était un lieu unique à East Blue. Contrastant totalement avec le reste des îles mais héritière de moult avancées technologiques, cette ville éminemment urbaine respire le progrès et l'argent. Possédant la plus grande banque au monde, il est bon d'y faire ses affaires et de voir ses affaires devenir florissantes avec un peu de chance et d'originalité. Seul bémol, une loi stricte interdisait l'exportation de ses produits. Mais toute de même, buildings, voitures... Avez-vous déjà vu un monde pareil ailleurs sur les Blues ? C'était d'ailleurs la première fois que Klaus y débarquait, pleins d'espoirs et de rêves, notamment ceux qui passaient par pas mal d'argent.

Braquer une banque ? Il y avait pensé. Mais comme on s'y attendait celle-ci bénéficiait d'une protection très adaptée. Il était évident qu'il ne s'en sorte pas sans faire de morts, surtout en commettant le braquage seul. Par ailleurs, il était plutôt gênant qu'à peine son aventure entamée il s'attaque à si gros. De toute façon même s'il avait les moyens de réussir une telle action il savait que la Marine le reconnaitrait entre milles et ils n'hésiteraient absolument pas à le liquider rapidement. Ex-membre de Marine, Klaus Hawks avait tranché bien des têtes, des pirates des plus orduriers aux plus dangereux. C'était d'ailleurs pour un "rendez-vous urgent" qu'il avait été convoqué à East Blue par son père, commandant dans la Marine. Un bateau était venu le chercher depuis South Blue : personne ne lui posa de questions sur la récente chute du royaume de Macadémia auquel il avait participé, tel un fieffé révolutionnaire. Son père voulait probablement entendre des explications et Klaus allait en lui donner, bien qu'elles n'allaient pas être agréables à entendre. En attendant, il lui restait une semaine et demi avant la date du rendez-vous -car son père avait dû décaler plusieurs fois pour des raisons obscures- et il se mit en tête de gagner de l'argent.

Il n'était pas officiellement pirate, il avait simplement un but en tête : devenir plus puissant pour que le nom de Klaus Hawks retentisse par delà les autres mers. Amoureux des batailles et du danger, il s'en sentait foncièrement capable. Ses mains tenant fermement son katana, l'odeur du sang qui coule sur son visage, la vision d'un champ de bataille en ruine et une montagne cadavérique de ses ennemis à ses pieds... c'était une vision idyllique pour notre psychopathe de service. Mais pour assouvir ses désirs de gloire, il devait encore faire profil bas. Réunir un équipage et acheter un navire était des priorités absolues avant de commencer à attirer l'attention des Grands de ce monde. Klaus le savait : le bon moment pour faire surface, c'est lorsque toutes les bonnes cartes sont en main.

Il avait donc trouvé une alternative au braquage de banque. Désireux de gagner de l'argent rapidement et en quantité convenable, le bougre avait réussi à se faire recruter dans un bar d'hôtes. Comment ? Vous ne connaissez pas ce que c'est ? Eh bien pour faire simple, vous voyez les cabarets avec de jolies filles qui vous servent à boire et à manger tout en vous couvrant de compliments ? La même chose existent version hommes ! Rassurez-vous, rien de sexuel ne s'y passe dedans. Mais certain(e)s jugeront quand même trop vite et auront sûrement quelques suspicions quant à la masculinité des hommes y travaillant. Klaus y voyait là surtout un bon moyen de gagner de l'argent sans trop se salir les mains... Seulement les mains oui, car son âme est corrompue jusqu'à la moelle. Usant de son joli minois, le jeune ambitieux tirait un plaisir malsain à séduire les jeunes femmes avides de romance avec les beaux garçons. En effet, les donzelles rapportent beaucoup d'argent ! Plus elles apprécient l'hôte, plus elles restent scotchées au sofa de luxe, commandant plats sur plats et boissons sur boissons. Inutile de vous dire que la note devient assez vite salée. Mais elles s'en fichèrent bien, le beau ténébreux aux pupilles rouges venait de passer ses bras autour de leur frêles petites épaules...

Au bout d'une semaine, la paye de Klaus allait enfin tomber. Ayant réussi à négocier un contrat à la semaine et à son chiffre de pourboire, il se frottait les mains à l'idée de recevoir enfin une jolie somme. La grande ville de Fury Road bien qu'animée et très urbaine, ne faisait pas le poids face à une certaine autre destination : notre jeune protagoniste était pressé d'amasser un maximum avant de partir vers l'Est pour un royaume, beaucoup plus dangereux et immense : le royaume de Bliss. Mais la route était encore bien longue alors autant faire ses économies.

Alors qu'il se rendait tranquillement le soir vers son lieu de travail, un vacarme assourdissant résonnait à des kilomètres. Il pressa le pas et vit un gros camion gris stationné devant le club d'hôtes. Des hommes, tatoués et musclés, à la crête iroquoise et au visage masqué rentraient et sortaient, beuglant comme des ânes.

- Vite on s'arrache !!  

Ni une, ni deux, le véhicule démarra en trombe, envoyant de la poussière et de la fumée sur les passants proches, figés par le spectacle. Klaus eut a peine le temps de rentrer dans le cabaret que le gérant se jeta sur lui, désespéré :

- Ahhh mister KLAUS ! It's terrible !! De-dé-dé-dé voyous !! Ils ont cambriolé la caisse et les clientes !! WE'RE SO SCREWED !! hurla-t-il en secouant la cravate du sabreur.

- Calmez-vous patron, commença-t-il en enlevant les mains du gérant aux allures de gentleman british.


- HOW ?!! ILS ONT TOUT PRIS !! Je vais payer mes fifty three beautiful employés comment ?!

Klaus tiqua légèrement. Merde, il n'avait aucune envie de repasser une semaine de plus à susurrer des mots doux à des pouffes matérielles. Certes, au début c'est marrant mais à la longue, ce milieu respirant le matérialisme et les fausses apparences commençaient à lui taper sur le système. D'autant qu'il avait déjà prévu de partir dans deux jours il ne devait pas manquer le rendez-vous de l'autre vieux con de père.

Jetant un regard circulaire, il aperçut une voiture noire stationnée dans la grande allée piétonne juste en face du cabaret.


- Hmmm... Je vais récupérer mon dû, marmonna-t-il tout en commençant à courir.

- Mister Klaus ?! Où allez-vous ?!

D'un geste rapide il vira le pauvre conducteur de son taxi. Ce dernier voulut répliquer mais Klaus démarra en trombe, manquant de le renverser. Il se mit ensuite à la poursuite du camion. Les grosses traces de pneu sur le sol l'aidèrent aisément à retrouver le camion des malfrats, bien que ce dernier s'apprêtait à passer en force un barrage de Marines. Le sabreur siffla, étonné de voir les forces de l'ordre débouler aussi vite. Dans ses souvenirs, ils n'étaient pas si rapides, faute de communication.

Le barrage ne servit à rien, le camion ayant forcé à pleine vitesse le passage. Slalomant entre les immeubles, Klaus était toujours sur les talons des voleurs. Les roues crissaient dans un déchirement aigu lors des dérapages flamboyant. Ils semblaient l'avoir remarqué et des balles commencèrent à fuser sur le pare-brise de sa voiture. Il évita du mieux qu'il put mais pas mal de balles avait traversé la vitre, abimant le siège passager arrière.

C'est alors qu'il remarqua quelque chose qui le fit écarquiller les yeux. Un type avec une crête iroquoise comme ceux du camion devant venait de se réveiller sur la banquette arrière. Faisait-il partie du gang qu'il poursuivait ?! Gardant un calme olympien malgré la situation, il prit une voix solennelle et un ton décousu, comme si tout était parfaitement normal :


- Ah désolé très cher client. Nous ne sommes pas encore arrivés à destination. Vous pouvez vous rendormir.

*PWIT*


Une balle fusa sur le part brise à nouveau et troua le siège passager, à deux centimètres de l'entrejambe du "client" à la crête rouge. OK, Klaus n'avait aucune crédibilité dans cette situation, il devait bien l'admettre.

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Icare Apollonius
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MessageSujet: Re: ' Rencontre enflammée à Fury Road !! ' [pv Icare Apollonius]   Sam 3 Sep - 22:50



Rencontre enflammée à Fury Road

   Les plus belles amitiés naissent dans l'adversité.



Rompre la monotonie qui rongeait son quotidien depuis près de deux ans déjà, voilà ce pour quoi Icare s'était rendu jusqu'à Fury Road aujourd'hui. Il n'avait jamais eu l'occasion de visiter cette ville aux airs de mégapole aux dimensions démesurées, mais la pause qu'il s'accordait dans l'entraînement draconien qu'il s'était volontairement imposé afin de progresser dans la maîtrise des pouvoirs que lui conférait le Mera Mera no Mi et le renforcement de son corps déjà bien musclé lui permettrait de se balader tranquillement durant quelques jours. Et puis, il avait besoin de souffler un peu. Ces derniers temps, son mentor, Yado, était constamment sur son dos, trouvant toujours quelque chose à redire sur les agissements de son protégé et notamment sur sa façon d'aborder la musique. En effet, au terme de ces deux années, le vieux sage avait déclaré que Icare était enfin digne du titre de " musicien ", un petit exploit en soi lorsqu'on connaissait la sévérité du personnage, mais depuis, Yado ne cessait de critiquer et corriger le moindre geste du jeune homme lorsque celui-ci se mettait à jouer. Si au début, l'iroquois avait pris cela comme une forme de défi qu'il était fermement décidé à relever, les remarques cassantes et incessantes du vieux sage commençaient sérieusement à l'agacer désormais.

Icare n'était clairement pas le genre de type qui savait comment s'organiser, que ce soit pour un voyage ou pour toute autre projet demandant un minimum de structure, il ne fallait pas compter sur lui. Et une fois n'est pas coutume, le jeune homme se retrouvait en plein milieu d'une foule de personnes qui étaient vraisemblablement toutes pressées de rejoindre leur destination. Ici, le temps c'était de l'argent et cela se ressentait très fort dans le comportement des habitants de Fury Road, mais c'était assez intéressant à observer. Du moins, pendant quelques minutes. Car oui, après s'être fait bousculé environ une dizaine de fois et être forcé d'inhaler la " délicate " odeur que dégageaient les pauvres travailleurs émergeant des grands buildings qui surplombaient le centre de la ville, Icare ressentit bien rapidement l'envie de décamper de là.

D'un geste habile, il dégaina la flasque qui pendait en permanence à sa ceinture et l'ouvrit sans même se préoccuper des personnes qui commençaient déjà à la dévisager alors qu'il n'avait même pas trempé ses lèvres dedans. Mais il n'en avait rien à faire. Ce n'était pas la première fois qu'il subissait ce genre de regards, que ce soit à cause de son look assez particulier ou parce qu'il était tout simplement incapable de marcher autrement qu'en titubant. Le regard des autres lui importait peu finalement, il estimait que s'il devait agir de façon à être comme tout le monde, enfermé dans une identité qui n'était pas la sienne, il ne pourrait se résoudre à subsister de la sorte. Selon lui, mieux vaut vivre une seule journée comme un lion que toute sa vie comme un mouton. Et l'iroquois n'était pas dupe, il savait que le style de vie qu'il avait choisi ne lui laissait pas l'espoir d'une très longue espérance de vie, mais encore une fois cela ne le dérangeait pas outre-mesure car il s'était donné la possibilité de vivre comme il l'entendait et de goûter à la véritable liberté. Enfin, il est vrai que compte tenu de sa situation actuelle, on était en droit de se questionner sur sa condition de pirate. L'était-il encore réellement ? Lui qui n'avait ni équipage ni bateau sur lequel naviguer et qui errait depuis près de deux ans sans réel but, dans quelle case pouvait-il être mis ?

Cette question occupa son esprit pendant un long moment, tandis qu'il s'était maintenant affalé sur un banc qui faisait face à un petit espace vert niché à quelques rues du centre-ville et que le niveau d'alcool que contenait sa flasque avait baissé de moitié. Ce nouveau mélange de rhum et de whisky qu'il était en train de tester l'avait directement atteint au cerveau, et pourtant l'alcoolique qu'il était n'avait d'habitude aucun mal à lever le coude, c'était même un champion méritant quelque distinction dans le domaine. Mais là, il semblait avoir trouvé une substance digne de lui et de sa résistance légendaire à la boisson.

Icare regardait autour de lui, incrédule. Le bougre était complètement paumé, une nouvelle fois. Perdu dans ses pensées, il s'était contenté d'avancer droit devant sans vraiment se préoccuper de l'endroit où il finirait par atterrir. Ce genre de situation fort problématique, surtout quand on est un glandu qui se balade dans une ville où il ne connaît vraiment personne, lui arrivait assez souvent. Mais fort heureusement pour lui, le banc sur lequel il s'était installé se trouvait non-loin d'un arrêt où étaient stationnés plusieurs taxi qui attendaient patiemment l'arrivée de potentiels clients. L'iroquois s'engouffra dans l'un d'entre eux, totalement au hasard, et formula - assez difficilement certes - sa demande au chauffeur qui répondit par une grimace de dégoût, certainement à cause de la forte odeur d'alcool qui avait envahi son véhicule après l'arrivée du jeune homme. Il démarra en trombe, toutes vitres baissées afin d'aérer un maximum l'habitacle où l'air était devenu presque irrespirable pour lui.

Projeté dans un monde coloré où tout était plus beau et où le temps ne passait pas de la même façon, Icare dormait maintenant à poings fermés dans une position qui lui donnerait sûrement quelques douleurs musculaires au réveil. Quoi qu'il en soit, sa petite sieste improvisée l'avait empêché de se rendre compte du changement de chauffeur un peu forcé qui s'était produit quelques minutes auparavant, mais lorsqu'il sortit enfin de la profonde léthargie dans laquelle il était plongé jusqu'alors, il fut forcé de constater que quelque chose n'allait pas. Tout d'abord, le type qui conduisait ne ressemblait pas vraiment à celui à qui il s'était adressé en premier lieu et il n'avait pas non plus l'impression que les impacts de balle bien visibles à plusieurs endroits dans le véhicule se trouvaient là avant qu'il s'assoupisse.

Il avait raté un épisode.

C'est là que le nouveau chauffeur, dont la conduite reflétait un désintérêt total pour les lois en vigueur concernant la circulation routière, prit la parole d'un ton assez étrange étant donné la situation. Pas encore arrivés à destination, était-ce une mauvaise blague d'un très mauvais goût ? L'iroquois n'en savait foutrement rien, toujours est-il que le peu de maîtrise qu'il avait sur ses nerfs commençait déjà à s'évaporer petit à petit. Fronçant les sourcils et durcissant ses traits, il prit une bonne lampée de son alcool maison pour chasser ce désagréable mal de crâne qui commençait à poindre, histoire de soigner le mal par le mal, avant de répondre de sa voix rauque ...

- Yo, le rigolo, qu'est-ce que t'es en train de foutre, bordel ?  

Une balle siffla soudainement et s'écrasa sur le siège où était assis Icare, deux ou trois centimètres à peine de son entrejambe. Lui qui était encore à moitié endormi il y a quelques secondes à peine bondit d'un seul coup sur le siège passager avant, juste à côté de l'hurluberlu qui pilotait maintenant le taxi, et se mit à marteler le tableau de bord avec son gros poing. Faisant fi des questions qu'il avait l'intention de poser au nouveau conducteur et oubliant presque l'éventuel conflit qu'il s'apprêtait à créer, Icare en avait à présent après ceux que l'inconnu qui se trouvait à côté de lui était en train de poursuivre.

- Mais merde, rattrape-les ! J'vais leur botter les fesses moi, tu vas voir !!   

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Klaus Hawks
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MessageSujet: Re: ' Rencontre enflammée à Fury Road !! ' [pv Icare Apollonius]   Dim 11 Sep - 18:24

Rencontre enflammée à Fury Road !



Les tirs mal ajustés –ou bien ajustés, c’est selon- des assaillants poursuivis avaient au moins eu le mérite de réveiller le « client » très vite. Bondissant tel un lévrier sur le siège à côté du sabreur, l’iroquois se mit à rugir tout en frappant violemment le tableau de bord :  

«  Mais merde, rattrape-les ! J'vais leur botter les fesses moi, tu vas voir !! »

Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de Klaus, constatant alors que sa brève inquiétude était infondée.


«  Ah la la… Moi qui croyais que vous faisiez de la même famille avec votre coupe de cheveux… Permettez ‘cher client’? » demanda le sabreur en pressant la pédale très brusquement, provocant un crachotement terrible provenant du moteur. L’iroquois dût s’accrocher à son siège car la voiture manqua de déraper et de finir hors du circuit improvisé qu’était devenue la ville.

En parlant de cela, Klaus n’avait jamais conduit de sa vie : fort heureusement la voiture était une automatique et après avoir apprivoisé le système de balancement des pédales lors des dérapages, le plus dur n’était plus à faire. Il ne lui avait fallu que quelques coups d’œil à son premier chauffeur lors de son arrivée en ville il y a une semaine pour comprendre grossièrement comment la machine tournait. Néanmoins, les chances de s’en sortir vivant de cette course effrénée demeuraient faibles : conscient qu’à cette vitesse, un mouvement de frein trop brusque pourrait faire basculer mortellement la voiture, Klaus interrogea la possibilité de s’arrêter en sécurité… et ne trouva pas de réponses, pas tant du moins que le camion devant n’était pas mis hors course.

Le pare-brise était quasiment fêlé de partout mais au moins leur voiture avait pu rattraper le camion à une distance raisonnable, à environ une quinzaine de mètres. Toutefois la visibilité était désormais très mauvaise, signe qu’il était temps d’en finir le plus rapidement possible avant de finir encastré dans un immeuble.

«  Tiens le volant ! » cria Klaus à l’intention de l’iroquois.


Armé de son bazooka, le sabreur se pencha à sa vitre et ferma un œil, concentré sur sa cible. Il tira un premier missile qui frôla le camion et alla se nicher droit sur la route, provoquant une violente explosion suivie d’un épais nuage noir. Pénétrant dans la zone enfumée, le camion perdit légèrement en vitesse, occasion que Klaus attendait : son pied enfonça la pédale d’accélération, provoquant l’encastrement de leur voiture dans l’arrière du camion. Finalement, plus besoin de s’interroger sur comment s’arrêter ! Le choc fut suffisamment violent pour que le pare-brise cède finalement en mille morceaux, laissant alors aux tireurs affolés la possibilité de viser correctement les deux assaillants. Klaus s’était rapidement hissé sur le toit de la voiture et sauta dans le camion, découpant deux mohicans armés au passage. Il ne prêta attention si l’autre homme à la flamboyante crête l’avait suivi. Si ce dernier était trop lent pour réagir, tant pis pour lui !

«  KYAAAAAHHHH !! »

Au fond du wagon était retranché les clientes et les malfaiteurs armés jusqu’aux dents. En plus de l’argent des caisses qui composaient une jolie somme, le portefeuille de ces jeunes demoiselles fréquentant ce genre d’établissement devait en effet être bien rempli. Ces bandits étaient plus malins qu’ils n’en avaient l’air. Pointant leurs armes sur le sabreur aux pupilles rouges, ils tentèrent des menaces pour le moins très prévisibles :

«  Un pas et la tête de ces gonzesses sautent ! » appuya une armoire à glace en pressant son pistolet contre la tempe de la frêle créature.

Il y avait environ une dizaine de jeunes filles pour environ quatre gros musclés. Recroquevillée et transie de peur à cause des armes pointés sur leur tête, certaines d’entre elles reconnurent Klaus. Cela ne faisait qu’une semaine qu’il travaillait dans ce club mais il fallait dire qu’il avait quand même rencontré son petit succès. Leur sourire et leur regard remplis d’espoir s’évanouirent en voyant la tête de Klaus se muer en une expression moqueuse, voire complètement dédaigneuse à leurs égards.

«  Le problème avec ce genre de plan foireux, c’est de tomber sur des enfoirés comme moi. Je me fiche bien de ce qui peut arriver à ces filles. Je suis juste là pour le pognon. Aboule le flouze ! »


«  Hein ? T’es monté à bord pour voler ce qu’on a volé ?! » s’exclama le plus petit et accessoirement le plus gros avec un sourire décontenancé. « Tu  manques pas de culot ! Moi qui croyais avec les flics aux trousses !! »

«  Hmm officiellement je n’ai pas encore remis ma démission à la Marine… donc logiquement je suis encore un de ces ‘flics’. » déclara Klaus en se grattant nonchalamment l’arrière de la tête. « Mais trêves de palabres. Ca fait une semaine que je bosse à servir des filles qui n’ont rien dans le crâne et il est hors de question que ça soit gratos. »


Il fit quelque pas qui les fit reculer et se mit en position. L’intérieur du camion était un couloir étroit mais suffisamment grand pour devoir faire une quinzaine de pas avant de toucher le fond. Étrangement, malgré leur supériorité numérique, les bandits préféraient se retrancher derrière les otages plutôt que de foutre le sabreur hors du camion. Était-ce le fait qu’il soit en effet de la Marine ou le sang sur son visage après avoir tranché mortellement les deux mohicans sous la surprise lui donnait un air terrifiant ? En tout les cas ils préféraient tenir le sabreur à distance, pour son plus grand malheur. Il faut dire qu'il n'y était pas allé mollo en tranchant la jugulaire de deux des leurs, dont les cadavres jonchaient encore dans une flaque derrière lui.

D’un haussement de sourcils, les bandits prirent pourtant rapidement une décision et décidèrent de pointer leurs armes sur le sabreur qui se trouvait environ à cinq mètres d’eux. Les détonations fusèrent immédiatement. Une odeur de poudre embaumait l’espace, sous les cris des femmes kidnappées et le tintamarre des balles. Le sabreur réussit à bondir derrière une grosse caisse en métal pour se protéger des tirs. La boite à moitié ouverte contenait de la dynamite et constata que le métal protégeait aussi bien les explosifs que sa vie… mais pour combien de temps ? Avec les impacts de balles, les étincelles rouges décoraient l’intérieur du camion !

Juste à ce moment précis, il entendit une explosion sourde et sentit un souffle dans son dos le pousser contre la caisse : la voiture du taxi encastré dans l’arrière du camion venait de prendre feu ! Ok maintenant ça devenait pressant, le feu commençait à se propager au camion, non loin des dynamites.

Et merde !  jura le sabreur intérieurement.

Coincé avec le feu aux trousses qui dévorait lentement le camion et les mohicans qui déchargeaient leur fusils devant, il devait prendre une décision, et vite.

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