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 Who wants to be the boss?

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Davy Jones
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MessageSujet: Who wants to be the boss?   Mar 24 Déc - 15:47

Veille de Noël. Dans le pensionnat Hop-et-aile, aux toits alourdis par la neige et au silence à peine transgressé par les échos festifs du centre-ville situé non loin, tout semble tranquille... Seulement, l'habit ne fait pas le moine, bien au contraire. Quelques petits plaisantins déguisés en Père Noël s'amusent à transgresser l'esprit festif de ceux qui sont obligés de rester au lycée pendant ces vacances. Leurs exactions vont du simple tag jusqu'au saccage de pièces, carrément... Qui sont-ils? Que veulent-ils réellement? Peut-être le découvrirez vous ce soir...

[***]

Premier étage, autre salle de classe. Mais elle, elle n'est pas vide. Le professeur Leonhart, véritable colosse à la tête bien faite, est occupé à corriger des copies car le travail ne l'attend pas. Seulement, il va lui arriver quelques bricoles ce soir: d'abord, un gros problème, qui n'est autre que la Présidente du Conseil des élèves. Pour une raison inconnue de tous, elle a beaucoup de mal à supporter ce professeur, qu'elle compare régulièrement à un primate avec plus ou moins de subtilité, et a décidé de lui pourrir ses fêtes. Sa vice-présidente, la brave Aslinn, arrivera-t-elle à tempérer ses ardeurs?
A part de tout ça, arrive Narciso. Malgré son côté... efféminé et ses manières un peu excentriques, l'adolescent ne désespère pas d'être le meilleur élève et a donc préparé un corpus de questions à poser à son professeur, corpus en trente-six volumes bien évidemment. Et Deirdre, troisième parti, surveillante dont la réputation n'est plus à faire, a décidé d'arbitrer l'affaire en tant que juge neutre et impartiale. Ce soir, ça va cancaner dans le bureau du professeur Leonhart...


Pour rappel, c'est un mini rp donc ne vous sentez pas coupables de ne pas écrire des tartines. S'il faut l'intervention d'un PNJ, elle sera faite, mais nous vous faisons confiance pour vous aiguiller dans une direction correcte. De toute façon, le but, c'est que vous vous amusiez. Pour l'ordre, mettez-vous d'accord entre vous. Bon rp et Joyeuses fêtes sur OPL!
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MessageSujet: Re: Who wants to be the boss?   Mar 24 Déc - 23:35


HO HO HO
HOLY SH*T!





Heinkel  |  Akasha | Narciso  | Aslinn  |  Deirdre
Aut Disce Aut Discede  

C'était quoi ces réponses, hein? À croire que Sting n'avait jamais ne serait-ce qu'ouvert un bouquin de sa vie, à voir la manière dont il avait répondu au test écrit auquel il avait participé avec sa classe trois jours plus tôt. À ce rythme, il allait finir par utiliser le plus gros de l'encre de son stylo rouge juste pour la copie qu'il tenait entre les mains. Déjà que c'était pas nécessairement le plus joyeux des passe-temps à la veille de Noël, de corriger les examens de fin de trimestre, s'il fallait en plus qu'il ait sous la main les résultats des pires cas de difficultés d'apprentissage jamais vus depuis des années, ça allait pas aider. Bah. D'un point de vue plus positif, ça permettait de corriger la copie plus rapidement. La preuve, en quelques minutes, Sting avait sa note, et c'était pas de quoi faire un joli cadeau. Tant pis pour lui. Il n'inventait pas les réponses, ça apprendrait à ces garnements à se la jouer. Ils apprendraient un jour ou l'autre que faire les crâneurs, ça ne fonctionne qu'un certain temps. Posant la copie corrigée sur la pile augmentant avec les minutes qu'il construisait depuis deux bonnes heures, Heinkel s'appuya contre le dossier de son fauteuil de bureau, laissant craquer quelques vertèbres de son dos. S'ensuivit aussitôt une gorgée de café à même la tasse maintenant tiède sur le coin de son emplacement de travail.

Laissant le café noir - ouais, le lait et le sucre, c'est pour les lopettes - descendre, le colosse tourna la tête vers la fenêtre de la salle de classe, l'air pensif. Dommage, malgré le temps frisquet des derniers jours, la neige ne serait apparemment pas au rendez-vous pour la veille de Noël. Soit ça, ou alors toute la neige tombait de l'autre côté du bâtiment, juste pour le faire chier. Allez savoir. De toutes façons, c'était pas comme s'il avait eu qui que ce soit pour profiter d'une tombée de neige avec lui. Sa fiancée était partie trois jours plus tôt pour rejoindre sa famille pendant les festivités, et il avait du se résoudre à attendre encore quelques jours plus tard lui-même pour faire de même. Un petit sacrifice qui ne finirait pas si mal, au bout du compte. Se levant de son fauteuil, le colosse fit quelques pas lents vers la large baie vitrée de la pièce, enfouissant une main dans la poche de son pantalon en prenant une nouvelle gorgée de café. Un coup d'oeil à l'horloge suspendue au dessus du tableau noir, le fixant quand au temps qu'il lui restait pour terminer sa charge de travail avant de pouvoir rentrer.

« Tiens, j'irai faire un tour au bistro du coin, pourquoi pas? »

Levant de nouveau la tasse vers ses lèvres, le titan s'interrompit, un mouvement furtif à l'extérieur ayant soudainement attiré son regard. Fronçant les sourcils, il se laissa quelques instants pour scruter les environs, sans pour autant avoir une confirmation de ce qu'il avait cru apercevoir. Un manteau de fourrure rouge? Le campus était pourtant fermé depuis un moment, aucun élève n'était sensé encore se trouver sur les lieux. Mis à part quelques membres du conseil des étudiants, étant donné la fin des préparatifs pour le festival de Noël qui aurait lieu dans trois jours dans l'enceinte du bâtiment. Et même eux étaient bien conscients qu'ils n'étaient en aucun cas supposés sortir du lycée, à moins que ce ne soit pour quitter les lieux. Il lui faudrait peut-être prendre quelques minutes pour aller vérifier par lui-même, voire all-

...

Des bruits de pas se rapprochaient visiblement de la pièce. Et ce n'était pas le concierge. Non, c'était des souliers à talon, claquant sur le sol avec fermeté et semblant dénués de tout respect pour le silence de l'école à cette heure. Inspirant profondément, Heinkel soupira bruyamment aussitôt, fixant la vitre devant lui d'un air agacé. Quoi, qu'est-ce qu'elle voulait encore? Ce serait la troisième fois de la soirée qu'elle venait l'interrompre de cette manière. À croire qu'elle y prenait plaisir. Encore quelques secondes, et les bruits de pas s'arrêtèrent sèchement, laissant retomber le silence sur les environs. Se retournant à moitié vers la porte fermée de la salle de classe, il put distinguer à travers la vitre floue la silhouette qui se tenait sans dire un mot devant la porte. Quoi, parce qu'elle faisait mine d'attendre qu'il lui permette d'entrer, maintenant? C'était nouveau, ça. Bah. Autant régler le problème tout de suite.

« Entrez. »

Oui, personne n'avait cogné à la porte ou rien. Mais personne ne se tenait non plus comme ça devant la porte d'une pièce simplement pour le plaisir. Remuant un peu le café subsistant au fond de sa tasse, le colosse acheva de vider cette dernière, pour aller la reposer sur le coin de son bureau. Prenant ensuite place dans son fauteuil, le colosse renifla, attendant que la suite se déroule d'elle-même. Après tout, il n'allait tout de même pas aller la chercher dans le couloir.


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MessageSujet: Re: Who wants to be the boss?   Jeu 26 Déc - 7:20

Out of my way !






Et la porte de s'ouvrir à la volée dans un craquement sinistre. Même s'ils avaient pu s'habituer un peu, depuis le temps, et en dépit de leur solidité, les gonds commençaient à sérieusement accuser le coup. Qui aurait cru qu'on pouvait cogner aussi fort avec des talons ? La plupart de ceux l'ayant amenée à cette extrémité n'étaient plus là pour en parler. Soit si traumatisés qu'ils n'étaient jamais revenus en cours, soit « mystérieusement » transférés dans un établissement de moindre qualité dans des circonstances nébuleuses. C'était ainsi depuis toujours avec elle. Depuis son arrivée, elle régnait sur Hop-et-Aile d'une poigne de fer que nul n'était en mesure de lui soustraire. Que ce soit le proviseur ou le corps enseignant, tous pliaient sous le poids de son influence – ou, à défaut, des coups de shinai qu'elle distribuait à tous ceux que son aura naturelle ne suffisait pas à mettre à genoux.

On l'admirait autant qu'on la craignait. Nul n'osait contester son autorité – les fortes têtes étant inéluctablement vouées à disparaître d'une façon ou d'une autre pour que le pensionnat au grand complet se plie à sa convenance. Mais il était une exception, une sentinelle irréductible qui résistait encore et toujours, vaille que vaille, à ses assauts les plus sournois pour l'évincer de son poste. Elle avait tout essayé en vain. Elle ne l'intimidait pas, et pour d'obscures raisons, les arrangements administratifs visant à l'éjecter n'avaient pas abouti. Comme s'il était protégé par quelqu'un, ou quelque chose, pour une raison ou pour une autre.  De plus, il s'était jusque là révélé être insensible à la menace qu'elle pouvait représenter, ne la traitant que comme une élève parmi tant d'autres.

Et ça, ça allait se payer.

Écoutez notre volonté, vous misérable qui ne servirez jamais à rien !

La furie avait pénétré dans le bureau d'un pas fracassant, parcourant la distance qui la séparait du meuble à grandes enjambées pour venir y abattre son pied sans ménagement. D'un geste souple démontrant une certaine maîtrise dans ce domaine, elle lui planta sous le nez le sabre de bois qu'elle avait coutume de manier pour châtier tous ceux ne se ralliant pas à son opinion. Non, quoi qu'elle fasse, sa tête ne lui revenait pas. Comment un tel imbécile heureux pouvait-il être le grain de sable dans une mécanique qu'elle avait parfaitement huilée elle-même au fil des années ? Qu'avait-il de plus que les autres ? C'était un abruti fini, voilà tout ce qu'il était. Une pathétique montagne de muscles comme elle en avait brisé tant avant lui – élèves comme professeurs, à commencer par ses soupirants.

En dépit du fait que les qualités qu'elle cherche chez un partenaire soient plus l'élégance et la finesse d'esprit que la puissance physique, elle n'avait pas eu grand chose à faire pour briser le coeur et les espoirs de tous ceux-ci. Oui, tout ce qu'elle avait eu à faire était de faire état de ses préférences... D'un coup d'oeil en arrière, elle s'assura qu'Aslinn était sur ses traces. Non qu'elle ait besoin de celle-ci pour venir déclarer la guerre à celui qu'elle considérait sans nuances comme son ennemi juré pour être le dernier bastion échappant à sa corruption au sein de cette école, mais elle aimait la savoir à proximité – prête à assister à tout ce qu'elle accomplirait. Pour en revenir à Heinkel, outre son déplaisant faciès, il y avait aussi que celui-ci enseigne la matière qu'elle avait en horreur : l'éducation physique.

Extrêmement réticente à y prendre part depuis sa plus tendre enfance en raison des risques de se blesser – ou pire, de se salir - elle n'avait eu besoin que de s'écorcher le genou pour que le premier professeur qu'elle avait eu en la matière, alors âgée de six ans, se retrouve vendeur de semelles en porte à porte – les relations familiales aidant. La liste de ses victimes n'avait depuis cessé de s'accroître alors qu'elle prenait connaissance de ce pouvoir et de jusqu'où il pouvait aller. Et depuis toutes ces années, ce primate écervelé était la seule exception. Et voilà qu'il osait la forcer à participer à son cours, qui plus est. Chaque ongle cassé en vaudrait un qu'elle lui ferait arracher -dommage que ces pratiques barbares soient révolues, même si ce n'était pas l'envie qui lui en manquait. Reine de popularité qu'elle était, nul n'aurait pu le lui refuser.

→| Toujours aussi pathétique ! N'as-tu donc aucune dignité, zasshu ?

De là venait donc le mépris qu'elle lui vouait, faisant luire ses prunelles de la couleur d'un magma bouillonnant qu'elle se serait fait une joie de lui jeter au visage. Alors qu'elle était penchée sur lui pour le dévisager malgré le dégoût qu'il lui inspirait – pour ne jamais oublier le visage de son ennemi ! - son regard tomba sur les copies qu'il était en train de corriger. Partagée entre incrédulité et méfiance, elle en retourna une du bout de son arme afin d'en jauger le contenu. Ce qu'elle put y voir ne fut pas sans arquer l'un de ses sourcils fraichement épilés tandis que son pied s'abattait à nouveau avec véhémence au milieu des documents, les envoyant voler aux quatre coins de la pièce. Dardant sur lui ses yeux écarlates, elle ne l'en fixa qu'avec plus d'antipathie, si c'était encore seulement possible.

→| Es-tu donc si stupide que tu as même oublié la matière que tu es supposé enseigner, pauvre singe demeuré que tu es ? un rictus mauvais apparut sur son visage d'ange. Pauvre de celui qui t'a confié cette tâche, il ne sait pas ce qu'il fait. Confier une tâche nécessitant de savoir lire et écrire à un tas de viande gonflé aux stéroïdes comme toi... Un ballon de baudruche, voilà ce que tu es, et je prendrai plaisir à planter moi-même l'épingle qui te fera éclater lorsque le jour viendra. Mais je m'étonne qu'on te laisse encore enseigner quoi que ce soit. Qu'on laisse un vulgaire animal donner cours est une chose, mais qu'on l'y laisse reluquer les filles en est une autre. Tu vis tes derniers instants dans cet établissement, et je tiens à être aux premières loges pour assister à ta déchéance !

L'égérie éclata d'un rire sardonique qu'elle estimait être de circonstance. Elle jubilait. Enfin ! Enfin ce jour béni allait arriver ! Elle n'aurait pas pu rêver plus beau cadeau de Noël, à dire vrai, et n'en attendait pas d'autre de la part de son père – lequel ne trouvait grâce à ses yeux que parce qu'il lui offrait ce droit de « vie et de mort » (ou plutôt de renouvellement de contrat et de licenciement) et ce malgré toutes ses belles actions et l'argent qui coulait à flots sur elle depuis le jour de sa naissance. Elle avait déjà tout ce qu'elle voulait. La seule chose manquant à son bonheur était l'exclusion manu militari de ce babouin barbu et elle l'obtiendrait, quel qu'en soit le prix ! Quand bien même elle assumait pleinement ses opinions à son égard et n'en cachait rien – elle n'avait pas à le faire, étant de toute façon inatteignable grâce à ces mêmes relations -, elle avait tout de même une image de marque à maintenir et se reconstitua donc une mine farouche quand l'on toqua à la porte à moitié défoncée.

→| Entrez. déclara-t-elle sans cesser de le menacer de son épée.

Comment ça, « pas son bureau » ? Et pourquoi pas, tiens ?

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MessageSujet: Re: Who wants to be the boss?   Jeu 26 Déc - 12:16

Enfer et damnation. Quelle vie de merde, vraiment. Comme d'habitude pendant les examens terminaux, Narciso avait brillé. Sauf en sport. Sport, cette matière pour les brutes, pour les écervelés, pour les débiles, j'en passe et des plus grossiers. Pas question que cela vienne ternir une nouvelle fois son bulletin. Ce soir, il réglait ça en profitant de la trêve de Noël! Le prof Leonhart devrait forcément être gentil. Au pire, Narciso passerait sous le bureau. Littéralement. Ce qui ne le gênait pas, ce prof avait beau être de l'intelligence d'un cactus en pot, il était plutôt bien bâti, et la bouche bien chôde de l' Anasui saurait lui faire rajouter un 0 après le 2 de sa moyenne. En y pensant, l'excentrique garçon ricana et tirancha le col en v de son t-shirt rose, avant de rajuster son écharpe de soie et ses grosses lunettes carrées.

Une fois arrivé, le jeune frappa à la porte. D'ailleurs, que faisait un prof de sport dans un bureau? Bon sang, ces insensibles à la Beauté passaient leurs journées en jogging une main sur les valseuses, alors ils ne méritaient pas un bureau. Manquerait plus qu'il trouve M. Leonhart en train de corriger des copies.. Mais ce n'était pas la voix bourrue habituelle qui lui répondit. Non, c'était une autre voix qu'il ne connaissait que trop bien. Cette pimbêche, cette pouf, cette... cette cette, voilà, de Présidente du Conseil des Élèves. Sous prétexte que son père avait des relations, elle se croyait au-dessus du monde, alors qu'au final elle n'était qu'une femme, donc stupide, chiante et pute. Voilà, toutes les femmes étaient des putes, mais elle en était la Reine. Et encore, ce serait aller dans son sens que de l'appeler Reine. Bref.

Cela dit, pas question de se démonter. Narciso allait montrer à tous ce qu'était un homme, un vrai (vous connaissez la psychologie inversée? =>) aussi il entra fièrement dans le bureau, tortillant des fesses, une main sur le côté pour tenir son sac à main, en véritable folle qu'il était. Non mais. Passant sa main libre dans sa frange, il regarda la Présidente et sa conseillère avec une grimace de dégoût, salua le professeur Leonhart avec une lueur coquine dans le regard, puis prit la parole d'une voix qui en disait long sur ses "préférences".


- Mesdemoiselles, monsieur... J'ai une question, hi hi.
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MessageSujet: Re: Who wants to be the boss?   Ven 27 Déc - 1:43

Deirdre aimait trois choses dans la vie. La discipline, la justice, et la dinde de Noël.
Mais, las, privée du repas de Noël en cette nuit malheureuse, c'est d'un pas monotone qu'elle parcourait les couloirs du pensionnat, à l'affût du moindre plaisantin facétieux qui aurait l'intention de gâcher l'esprit des fêtes. Elle regarda, du coin de l'oeil, le parc immaculé de l'établissement et poussa un léger soupir... Qui se transforma en légère exclamation de surprise lorsqu'elle crut y voir passer des silhouettes toutes de rouge vêtues. La jeune femme se frotta les yeux. Des élèves hors du dortoir, par cette nuit glaciale ? Peut-être n'était-ce que le fruit de son imagination, mais peut-être devrait-elle prévenir un professeur, également... Voyons voir, qui d'autre qu'elle restait-il dans cet établissement de fous furieux ?
L'image du professeur Leonhart vint rapidement à son esprit. Un prof de sport un peu porté sur la bouteille qui avait du mal à passer les portes. Retenu par quelque formalité, il était certainement resté quelque part par ici.

Ajustant son badge de surveillante (qui clamait fièrement « in Justice we trust ! »), elle se mit pensivement en route vers les salles de classe. Elle devait mettre à jour la liste des choses interdites. Cela constituerait un nouveau pas pour sa technique de communication, et ainsi les élèves ne pourraient plus prétendre ignorer que graver "Deirdre est chiante" sur la porte des toilettes était formellement prohibé.
En revanche, graver "la Présidente du Conseil est chiante" était autorisé, car c'était la stricte vérité. La rumeur disait que cette femme cachait une quantité impressionnante d'instruments de torture dans le double-fond d'un des tiroirs de son bureau. Il faudrait qu'elle lui demande comment elle avait fait pour les obtenir, d'ailleurs – question tout à fait désintéressée s'il en est.

Aussi Deirdre ne fut-elle pas surprise de trouver la Présidente et le professeur dans la même salle. Et en plein milieu d'un sermon, comme de juste... ainsi qu'un élève dont la démarche s'apparentait vaguement à celle d'une vendeuse de chez Sephora.

« Navrée de vous interrompre. J'ai détecté des mouvements suspects dans la cour, professeur ! Des élèves s'amusent à se déguiser et à gambader dehors en-dehors des heures autorisées, ce qui est en totale contradiction avec l'article 47-B du règlement intérieur. Qu'est-ce qu'on fait ? »
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MessageSujet: Re: Who wants to be the boss?   Ven 27 Déc - 8:38





Il était assez étrange de les savoir et les voir ensemble quand on savait qu’elles pouvaient être opposées en de nombreux points, il n’y avait qu’à voir leurs habits pour commencer. Si la Président du Conseil était toujours vêtue avec élégance et une classe tout à fait royale, sa conseillère avait un style beaucoup moins voyant, bien qu’elle changé depuis qu’elle côtoyait la jeune femme, pour quelque chose de moins "rugueux" qu’à ses débuts. Elle était devenu un peu plus élégante, mais avait gardé un côté très naturel, ne serait que par son caractère, et c’était sans doute ce dernier qui l’avait propulsé à son poste actuel. C’était comme une sorte de faculté, elle s’entendait assez facilement avec tout le monde, quoique cela ait été un poil houleux au début avec la Présidente, mais cela avait fini par se calmer. Et que dire du bonheur qui l’avait saisi quand finalement la Déesse d’Hop-et-aile avait répondu à ses sentiments ?

Bien sûr, sa côte de popularité avait monté, en même temps que nombre de jaloux, dont certains qui avaient bien tenté de l’évincer, et qui avaient mystérieusement disparus, enfin…changé d’établissement du jour au lendemain bien souvent. Et il était heureux de se savoir aimé –même si de son point de vue c’était peut-être un peu extrême comme méthode, mais bon que voulez-vous, la blonde avait ce côté un peu extrémiste. On aurait pu penser la rousse comblée, vivant une vie en rose, et heureuse comme dans les contes de fées. Hé ben croyez-le ou non, mais les rares qui avaient tendances à la plaindre avaient en partie raison. Non pas qu’elle se plaigne hein ! Jamais elle n’échangerait sa place, pour rien au monde ! Elle l’aimait et passerait volontiers le reste de sa vie à ses côtés ! Mais voilà, il fallait savoir faire avec le caractère de la Présidente, et ce n’était pas toujours facile.

Sa dernière lubie ? Faire virer par tous les moyens possibles et inimaginables le professeur d’Education Physique qui avait osé la faire participer à son cours. Et il était facile de savoir à quel point elle haïssait cette matière. Aussi avait-elle décidé de faire payer au professeur Leonhart cet affront ! Et c’était peu dire que la blonde s’était donné du mal ! Aslinn en savait quelque chose, l’ayant suivi dans chacune de ses tentatives, plus dans l’idée de limiter les dégâts que de vraiment faire du mal à l’enseignant. Oh non, la rousse ne détestait pas vraiment l’Education Physique, elle pouvait même dire qu’elle avait plutôt de bonnes notes, et s’arrangeait d’ailleurs générale pendant les cours pour limiter les dégâts sur sa petite-amie et lui éviter de trop participer. Ouais c’était assez fatiguant et elle devait bien avouer que si la montagne de muscles qui leur enseignait la matière voulait bien l’aider un peu, en faisant en sorte par exemple que la Présidente reste sur le banc de touche durant son court comme tous ceux avant lui, ça la soulagerait pas mal !

Enfin là elle avait un autre problème sur les bras : l’amour de sa vie s’était munie de son shinai et avait pris la direction du bureau du professeur Leonhart. Ni une, ni deux, Aslinn avait calqué ses pas sur les siens, craignant le pire, genre le craquement final de cette guerre. Et il avait falloir qu’elle trouve encore un moyen de calmer la furie qui marchait à travers les couloirs du pensionnat et essayer encore une fois de limiter les dégâts. Remarquer, elle la comprenait, sa dernière tentative avait encore échouée à faire virer le colosse roux. Mais bon, ce n’était une raison suffisante pour la laisser se défouler sur ce dernier, du moins du point de vue de sa conseillère. Non pas qu’elle craignait les représailles du corps enseignant ou même de l’administration, mais plutôt qu’il lui arrive du mal, physiquement parlant. Oh, certaine que le professeur saurait, du moins espérait qu’il saurait, maîtriser assez sa force pour retenir la blonde et ne pas lui faire du mal, mais un faux mouvement était si vite arrivé –elle se rappelait encore de sa propre chute mémorable dans les escaliers qui lui avait valu une cheville foulée.

Déjà elles étaient devant le bureau et la voix profonde d’Heinkel leur répondit d’entrer. La porte claqua, violement, et la rousse eut pitié de cette pauvre porte qui en subissait beaucoup depuis quelques temps. Elle lança un regard d’excuse au professeur et suivit sa Présidente à l’intérieur du bureau, cette dernière claquant à nouveau son talon sur le bois, mais celui du bureau cette fois, avant de commencer son discours, faisant également voler les copies que le roux semblaient corriger avant leur entrée fracassante. Soupirant discrètement, Aslinn regarda d’abord les feuilles voler dans tous les sens, avant de se pencher pour commencer à en ramasser quelques-unes. Son caractère nettement plus doux et avenant la poussait à réparer les dégâts causés par la Présidente du Conseil. Aussi posa-t-elle un premier tas de copies mal rangées sur le bord du bureau, avant de tenter de prendre la parole, mais fut stopper dans son élan lorsqu’on toque à la porte.

Elle ne fut même pas étonnée que ça soit sa petite-amie qui réponde, mais fut par contre légèrement contrariée de voir l’autre gay du pensionnant rentrer. Non pas qu’elle ne l’aime pas, mais en cet instant elle aurait préféré qu’on ne vienne pas rajouter des problèmes dans ce pauvre bureau ! Après tout, qui sait ce que cet énergumène faisait-là ! Encore que le coup du regard au prof’ ne laissait que peu de doute planer. Remarque peut-être qu’il pourrait finalement l’aider en détournant l’attention de Heinkel, au moins le temps qu’elle sa blonde dans une autre pièce pour la décharger de toute sa frustration ? Du moins aurait-elle pu espérer, jusqu’à ce qu’une autre personne ne fasse on entrée : la pire surveillante du pensionnant ! Enfin, par pire elle entendait le genre qui suivait le règlement à la lettre et qui vous le faisait respecter en n’admettant aucune incartade. Non parce qu’il y avait pire, mais vraiment ! Et un frisson de dégoût la parcourut rien qu’en y pensant.

Autant dire qu’elle lui lança un lourd de reproche lorsqu’elle exposa ce qu’elle avait vu, le genre de regard qui vous dit "Rien à foutre, tu vois pas qu’on un problème plus urgent sur les bras ?!?". Aslinn prit une grande inspiration pour se calmer, procédons avec ordre, chaque chose en son temps ! Elle posa donc les dernières feuilles qu’elle avait ramassées sur le premier tas, avant de lever les mains en signe pacifique. Elle regarda d’abord sa petite amie.


-Allons, je ne pense pas que ça soit utile de te mettre dans des états pareils, lui dit-elle de sa voix douce. Ça ne réglera en rien le problème, rajouta-t-elle en replaçant doucement une mèche blonde derrière son oreille –en profitant pour lui caresser discrètement la joue, espérant que ce geste la calmerait au moins un tout petit peu. Je suis sûre que nous pouvons trouver un terrain d’entente, reprit-elle rapidement. N’est-ce pas professeur ? demanda-t-elle à ce dernier en se tournant vers lui.

Et elle lui lança un regard implorant pour lui venir en aide, c‘était déjà assez difficile de calmer la blonde, s’il pouvait éviter d’en rajouter et plutôt essayer de coopérer, ça serait vraiment cool !

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